Clairefontaine en fête

VENDREDI 1er JUIN ET SAMEDI 2 JUIN à 19h30

Souper-Spectacle animé par «Ben et Vol». Menu au prix de 23 € / pers.
Apéritif et son Assiette Gourmande
Velouté de Carottes et Potiron au Curry - Espuma de Coco - Scampis Poêlés
Magret de Canard aux Fruits Rouges - Carottes Fanes et Haricots en Fagots - Pommes Rissolées
Chaud Froid de Fruits Exotiques au Rhum Poivré - Sorbet Citron
Café
Réservation obligatoire pour le dimanche 27 mai chez Yannick et Hugues Delacroix par tél. 063/218807 ou par mail: yannick.hugues@skynet.be  en mentionnant bien le jour souhaité et les noms des personnes.

DIMANCHE 3 JUIN, DE MIDI À MINUIT

12h : balade en vélo de Saint-Martin à Clairefontaine
12h30 : Barbecue et buffet de crudités (12 € adultes, 6 € enfants < 12 ans) (pas de réservation)
14h : Animations ludiques et festives. Château gonflable, pêche à la truite, jeux grands formats, casse-têtes, tir à plomb, jeu de massacre, pêche aux canards, brocante,  grimages enfants, dédicaces livre Ermesinde par PALIX et HERBET ... Animation musicale par SOL EN COEUR. Petite restauration permanente.
18h30: Repas sur la terrasse ou à l'intérieur : Tartines et Grillingers  (pas de réservation) - Musique et chansons avec l'accordéoniste Joël THIRY

HOMELIE DU 4e DIMANCHE DE CAREME 21 MARS 2004 PDF Imprimer Email
1e lecture : de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (5,17-21)
Evangile : selon saint Luc (15,1-3.11-32)

Y a-t-il plus belle page dans toute la littérature des hommes pour nous parler de Dieu et du destin de l’homme ? Si un jour, il nous arrive de douter de la pertinence inouïe de l’Evangile pour conduire l’homme à la rencontre de Dieu et au sens de sa vie, relisez cette parabole fabuleuse du chapitre 15 de l’évangile de Luc : « un homme avait deux fils... ». Deux fils, deux regards tout en contraste sur la relation de l’homme à Dieu et sur la question qui est au cœur de notre humanité : la quête de notre liberté.
Deux histoires de liberté gâchée !
Le plus jeune s’enfuit loin de son père pour jouir tout seul de l’héritage. Il n’a que faire du regard du Père, il veut être libre, tout seul.
Le fils aîné n’a jamais rien quitté. Il ne connaît pas pour autant son bonheur. Lui aussi à sa façon, le cœur rongé par la jalousie n’a rien compris du secret de la maison familiale. « Mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi. Il faut se réjouir, ton frère est revenu à la vie ! »
Ces deux frères, au fond, ce sont deux assassins ! Le premier a tué son Père dans son cœur pour être libre, tout seul et courir après des chimères. Le second ne peut supporter le retour de son frère, le préférant mort que vivant. L’idée du partage du bonheur lui est intolérable.
Deux drames de la liberté aux accents toujours actuels.
Au récit de l’histoire de ces deux frères, combien d’hommes pourraient raconter leur propre histoire : conflits parentaux, conflits fraternels, drame de l’égoïsme et de l’athéisme, drame de la jalousie et de l’intolérance, débauche, envie, déchéance, refus de pardonner... Tous les maux du monde sont ici illustrés... tous les échecs de la liberté.
C’est que la liberté de l’homme n’est pas un bien en soi, sans reliance, un héritage que l’on pourrait dépenser égoïstement, loin du regard de Dieu et sans souci du frère. La liberté, c’est un formidable trésor que l’on vit ensemble entre frères, dans la maison paternelle, sous le regard aimant et miséricordieux du Père : « Toi, mon enfant, tout ce qui est à moi est à toi. »
Dieu nous fait don de la liberté, gratuitement. Il a aussi la prodigieuse capacité, de nous la redonner si par malheur nous l’avons perdue ou oubliée. Son pardon, c’est une éternelle renaissance... si nous revenons à lui.
N’oublions pas le tout début de l’évangile de ce dimanche qui fut l’occasion de cette merveilleuse parabole : « les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux. »
Jésus, c’est la porte ouverte - en permanence - du cœur de Dieu... pour tout homme, quelle que soit son histoire ! C’est la source du pardon... et de toute renaissance possible !
Puissions-nous nous en souvenir en ces jours de conversion et de renouveau qui nous acheminent vers Pâques !

Abbé Jean-Marie Jadot - doyen de Saint Martin