La paroisse Saint-Martin vous invite au

Concert de Gala

par l'harmonie municipale d'Esch-sur Alzette

Samedi 16 juin 2012

à 20h30 en l'Église Saint Martin à Arlon
Direction: David Reiland
Présentation: Sylvie Wirtz-Weis

Programme

Fanfare for the Common Man d'Aaron Copland
Procession des Nobles de Nikolaï Rimski-Korsakov
L'Italiana in Algeri, Ouverture de Gioacchino Rossini
Impressions Luxembourgeoises d'André Waignein
Rikudim de Jan Van der Roost
Innuendo de Freddie Mercury, Brian May, Roger Taylor, John Deacon
Frank Sinatra Hits Medley
West Side Story de Leonard
Bernstein

Entrée 15 €  (étudiants 7 €)

Prévente 12 € au CDD rue de Bastogne 46 et au secrétariat paroissial, square Albert 1er 31
http://harmoniemunicipaleesch.org/index.htm

HOMELIE DU 4e DIMANCHE DE CAREME 21 MARS 2004 PDF Imprimer Email
1e lecture : de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (5,17-21)
Evangile : selon saint Luc (15,1-3.11-32)

Y a-t-il plus belle page dans toute la littérature des hommes pour nous parler de Dieu et du destin de l’homme ? Si un jour, il nous arrive de douter de la pertinence inouïe de l’Evangile pour conduire l’homme à la rencontre de Dieu et au sens de sa vie, relisez cette parabole fabuleuse du chapitre 15 de l’évangile de Luc : « un homme avait deux fils... ». Deux fils, deux regards tout en contraste sur la relation de l’homme à Dieu et sur la question qui est au cœur de notre humanité : la quête de notre liberté.
Deux histoires de liberté gâchée !
Le plus jeune s’enfuit loin de son père pour jouir tout seul de l’héritage. Il n’a que faire du regard du Père, il veut être libre, tout seul.
Le fils aîné n’a jamais rien quitté. Il ne connaît pas pour autant son bonheur. Lui aussi à sa façon, le cœur rongé par la jalousie n’a rien compris du secret de la maison familiale. « Mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi. Il faut se réjouir, ton frère est revenu à la vie ! »
Ces deux frères, au fond, ce sont deux assassins ! Le premier a tué son Père dans son cœur pour être libre, tout seul et courir après des chimères. Le second ne peut supporter le retour de son frère, le préférant mort que vivant. L’idée du partage du bonheur lui est intolérable.
Deux drames de la liberté aux accents toujours actuels.
Au récit de l’histoire de ces deux frères, combien d’hommes pourraient raconter leur propre histoire : conflits parentaux, conflits fraternels, drame de l’égoïsme et de l’athéisme, drame de la jalousie et de l’intolérance, débauche, envie, déchéance, refus de pardonner... Tous les maux du monde sont ici illustrés... tous les échecs de la liberté.
C’est que la liberté de l’homme n’est pas un bien en soi, sans reliance, un héritage que l’on pourrait dépenser égoïstement, loin du regard de Dieu et sans souci du frère. La liberté, c’est un formidable trésor que l’on vit ensemble entre frères, dans la maison paternelle, sous le regard aimant et miséricordieux du Père : « Toi, mon enfant, tout ce qui est à moi est à toi. »
Dieu nous fait don de la liberté, gratuitement. Il a aussi la prodigieuse capacité, de nous la redonner si par malheur nous l’avons perdue ou oubliée. Son pardon, c’est une éternelle renaissance... si nous revenons à lui.
N’oublions pas le tout début de l’évangile de ce dimanche qui fut l’occasion de cette merveilleuse parabole : « les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux. »
Jésus, c’est la porte ouverte - en permanence - du cœur de Dieu... pour tout homme, quelle que soit son histoire ! C’est la source du pardon... et de toute renaissance possible !
Puissions-nous nous en souvenir en ces jours de conversion et de renouveau qui nous acheminent vers Pâques !

Abbé Jean-Marie Jadot - doyen de Saint Martin