Clairefontaine en fête du 2 au 4 juin 2017

Vendredi 2 et samedi 3 juin à 19h30 :
Souper-Spectacle animé par «Ben et Vol»
N'oubliez pas de vous inscrire !


Apéritif et son Assiette Gourmande

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Noix de Saint-Jacques Poêlées

Beurre d'Agrumes

Compotée de Pommes et Crumble de Noisettes

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Ballottine de Poulet Farcie au Jambon de Parme et Mozzarella - Sauce au Marsala

Écrasé de Pommes de Terre aux Fines Herbes

Tomates Cerises Confites

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Surprise Sucrée

Café

25 € Réservation obligatoire pour le dimanche 28 mai chez Yannick et Hugues Delacroix par tél. 063/218807 ou par mail: yannick.hugues@skynet.be

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Le mot du metteur en scène PDF Imprimer Email
Jubilé 1914-2014

Dire c'est faire ...

Quand Armel écrit, il fait bien plus que déposer un peu d'encre sur le papier. Son humour et son érudition secouent le cocotier de nos idées reçues. J'aime quand il me fait voir une chose sur laquelle mon regard avait trop négligemment glissé. Il a réussi à mettre des mots sur un geste. A travers un kaléidoscope de regards, Armel pose une question centrale : le geste de Saint Martin a-t-il encore un sens aujourd'hui ?
En écrivant un spectacle qui n'aura pas lieu comme une illusion comique, un pied de nez, une grimace d'enfant, ...  Armel se joue de nous pour que nous puissions jouer avec lui. Au tragique, Armel met un nez de clown, un bonnet de bouffon. Et c'est ce bouffon qui se permet de dire - aux rois, aux reines et aux princesses que nous pensons parfois être - la vérité sur le royaume sinon de Dieu, du moins des Hommes.
A travers ces différents person-nages qui parleront de Martin, Armel nous laisse le choix. D'abord, il nous offre la variété des points de vue, d'aimer ou non, de faire corps ou non, ... Puis, il nous interroge sur le choix d'agir ... ou non.

Et faire c'est dire un peu ...
Au commencement était le verbe... mais, au fil des semaines de répétition, j'ai compris que le geste de Saint Martin est la réalité tangible de la possibilité de Dieu.
J'ai grandi à l'ombre de ce clocher. Je suis passé des centaines de fois devant son fronton. Sous l'une de ces portes, j'y ai embrassé celle qui allait devenir ma femme ... Et Armel me le fait encore redécouvrir, ce clocher. Je lis le texte. J'en entoure certaines répliques, je souligne ce qui me touche, j'annote ... et je ne dirai rien aux comédiens. Ils trouveront par eux-mêmes ce qu'ils veulent dire, pourront dire, arriveront à dire à travers leur personnage. Parce qu'ils parlent ces personnages. Ils racontent, ils disent, ils se disent à travers un tableau. Mais nous est-il encore possible d'écouter un tel tourbillon de mots ? Ce n'est pas grave si votre esprit divague, si votre regard s'égare sur une sculpture ou une colonne. Regardez ces personna-ges comme des vitraux. Parfois, la lumière les frappe. Alors ils s'illuminent et les fragments de verre coloré s'embrasent, s'assem-blent et dégagent une image. De ce spectacle, si vous en gardez quelques fragments et quelques mots tendus vers quelque chose de plus juste, de plus beau, de meil-leur, je serai simplement heureux.

Fabien LAFONTAINE