PELERINAGE DU SUD-LUXEMBOURG A BEAURAING

MARDI 24 SEPTEMBRE

Départ en car : Maison de la Culture à 8h10.

Stockem (devant l'église) 8h20.

Habay (Rosaire) : 9h

Au programme

11h00 : Messe

14h30 : Chapelet
15h00 : Salut

16h30 : Départ de Beauraing.

Repas libre.
Possibilité de vous inscrire personnellement chez les Sœurs pour le dîner : Tél. à l'accueil : 082 647516.

Inscription au secrétariat paroissial (063/226507) de St-Martin pour le 18/09

Le prix dépendra du nombre de participants.


Homélie du dimanche 13 Janvier 2019 - Baptême du Seigneur PDF Imprimer Email
Année 2019

Frères et sœurs, en célébrant le Baptême du Seigneur, nous clôturons le temps de Noël au long duquel la liturgie de la Parole nous a aidés à croître dans la fidélité au Christ.

Jésus est Fils de Dieu et il n'a pas besoin d'être baptisé au même titre que nous. S'il le fait, c'est pour nous. Par notre baptême, nous devenons fils adoptifs de Dieu et membres du Corps du Christ, ce même Corps qui a été baptisé dans les eaux du Jourdain par Jean-Baptiste. Le baptême de Jésus inclut donc tous les baptêmes chrétiens de tous les temps. Avec lui, nous sommes spirituellement plongés dans le Jourdain.

Voyons comment la liturgie de ce jour nous permet de mieux comprendre le sacrement du baptême. Dans la première lecture, nous avons entendu : « Voici notre Dieu...Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. » Et voilà quelques années plus tard, quand Jean-Baptiste aperçoit Jésus s'avancer du Jourdain et demander le baptême, il entend retentir en lui ces paroles d'Isaïe et il est rempli d'une évidence éblouissante : le voilà celui qui vient comme un berger, un bon berger ; le voilà celui qui va transformer les chemins tortueux des hommes et des femmes en chemins de lumière, de vie. Le voilà celui qui vient remettre au peuple de Dieu toute sa dignité. Désormais Dieu lui-même est au milieu de nous. « Alors le ciel s'ouvrit. » C'est une image, certainement, celle d'une communication restituée, entre ciel et terre, traduisons entre Dieu et l'humanité. Depuis des siècles, le peuple d'Israël était en attente : « Ah, si tu déchirais les cieux et si tu descendais, tel que les montagnes soient secouées devant toi, tel un feu qui brûle des taillis, tel un feu qui fait bouillonner les eaux » disait Isaïe (Is 63,19 - 64,1). Les eaux, nous y sommes, puisque la scène se déroule au bord du Jourdain. Le feu, le voici : « Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu », dit Jean-Baptiste. C'est ce même Esprit que Jésus partage avec ceux et celles qui le suivent, avec les baptisés. Et Luc continue : « L'Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. » Ici l'Esprit n'est pas allié à la violence du feu, mais à la colombe, symbole de douceur et de fragilité. Souvenons-nous du relâchement de colombe de Noé : c'est elle qui a montré à Noé que c'était la fin du déluge et que la vie pouvait reprendre. Nous sommes donc bien à l'aurore d'une ère nouvelle, d'une nouvelle création. Et Luc entend ici retentir les paroles du prophète Ézéchiel : « Je vais répandre sur vous une eau pure...Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous mon propre esprit. Vous serez mon peuple et je serai votre Dieu. » C'est bien cela dont Jean-Baptiste parle quand il dit : « Lui, Jésus, vous baptisera dans l'Esprit Saint. » C'est en effet l'Esprit Saint qui nous donne la foi et nous permet de reconnaître Jésus comme notre Sauveur. Alors nous dit Luc, du ciel une voix se fit entendre : « C'est toi mon Fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. » Jésus est bien le Messie, le Sauveur annoncé par les prophètes. Il est le Seigneur des temps nouveaux. Ici se produit une transformation radicale dans l'histoire religieuse de l'humanité. Le baptême de Jésus indique que c'est Dieu lui-même qui parvient chez nous, chez les pécheurs. Jésus se plonge dans les eaux du Jourdain pour nous exprimer que réellement il vient se plonger dans notre humanité très concrète, avec son fardeau de souffrance. Aujourd'hui encore, il continue de descendre dans les eaux troubles de nos vies. Il vient toujours s'immerger dans notre humanité très concrète pour y laisser l'infini de l'amour de son Père. Ainsi Jésus débute sa vie publique par un plongeon dans les bas-fonds de l'humanité, dans les eaux usées de notre cœur pour y porter la vie de Dieu.

Frères et sœurs, célébrer le baptême de notre Seigneur Jésus, c'est aussi réveiller la mémoire de notre baptême comme actuelle réalité de notre existence. Nous sommes baptisés au nom du Père, du Fils et de l'Esprit saint. Qu'ai-je fait de mon baptême ? De quel baptême suis-je ? Le baptême est d'abord  un acte d'amour, la rencontre de deux amours, l'amour de Dieu qui se répand en moi par son Esprit et ma réponse d'amour à Dieu qui me fait agir en chrétien (e). Je suis baptisé pour vivre quotidiennement mon baptême dans une vie de communion avec le Christ en me faisant solidaire de mes frères et sœurs, en témoignant de la fidélité à cette grâce, par une foi renouvelée et agissante. De cette manière, je découvre au quotidien, de manière profonde, dans la joie, ma dignité de fille, de fils bien-aimés du Père, l'amour de Dieu pour mes frères et sœurs et pour moi-même.

Puisse cette Eucharistie, la célébration de la mort et de la résurrection du Christ, nous unir de façon réelle à lui dans sa mission de salut que nous partageons par le baptême pour en être les vrais témoins aujourd'hui et toujours.

Abbé Jean-Claude BAMBELE, vicaire saint Martin, Arlon