Parking autour de St-Martin

La zone bleue a été étendue tout autour de l'église, rue du Transept et rue J. Koch. N'oubliez pas de mettre votre disque de stationnement !


Homélie de Jeudi Saint 2019. PDF Imprimer Email
Année 2019

Au soir de ce jeudi Saint, l'Évangile de saint Jean nous décrit le Christ qui lave les pieds de ses disciples. C'était un geste ordinaire, habituel de l'hospitalité qui se pratiquait dans le monde du Moyen Orient. Une mesure qui procure le réconfort après le long voyage.

Mais voilà, ce geste à cause de la personnalité de celui qui l'accomplit, prend une signification symbolique particulière. Tout simplement parce que lui, maitre et Seigneur se met en position d'esclave et de serviteur. Effectivement, le lavement des pieds demande une humilité extraordinaire et se situe en continuité avec l'Incarnation. Ceci est-il possible ici de s'interroger sur le motif : Pourquoi a-t-il fait cela ? Pourquoi ?

Eh bien, la réponse que vous avez clairement écoutée au début de l'Evangile de ce soir, vous avez bien écouté : ayant aimé les siens, il les aima jusqu'au bout. Le motif, c'est l'amour, rien que l'amour. Certains me diront : c'est quoi, l'amour pour aimer l'humanité ? N'est-ce pas qu'aimer c'est tout donner et se donner soi-même. Aimer c'est tout donner et se donner soi-même. Donner, aimer c'est absolument synonyme, équivalent pour les chrétiens.

Et c'est précisément pour la mission de Jésus dans cette semaine sainte. Prenez et mangez ceci est mon corps. Il est pour vous, il se livre entre nos mains comme nourriture et boisson à travers le pain et le vin. Par son corps et son sang donné, nourriture et boisson spirituelles, il veut nous rejoindre pour faire sa demeure au plus profond de notre cœur.

Oui, frères et sœurs aimer, c'est donner, se donner totalement, pleinement, à cent pour cent, pas dix pour cent même cinquante, à cent pour cent. Le lendemain, vendredi saint, il va donner son corps physique livré aux mains des soldats pour être crucifié, mis à mort. Ce sacrifice volontairement consenti était nécessaire pour nous arracher une fois pour toutes à l'esclavage du mal, du péché et puis de la mort.

Jésus n'a pas fait cela pour apparaître comme un héros. C'est un geste d'amour pur et gratuit. Finalement, sur la croix, en mourant, Jésus répand son esprit sur toute chair. C'est l'esprit sans lequel nous ne pouvons pas connaître en vérité le Christ. Aimer comme lui et prier le Père en toutes choses.

Tous ces dons sont manifestation d'un unique amour. Et tout cela s'exprime dans le lavement des pieds. C'est pourquoi, nous refaisons encore son geste

chaque fois que c'est possible et c'est possible ce soir. Et c'est la raison aussi pour laquelle le prêtre dépose un petit baiser sur les pieds lavés car cela signifie pour moi le baiser du Christ à l'humanité entière, expression de sa joie, pleine de tendresse.

Ce que Jésus nous demande, et que Pierre a eu du mal à accepter, c'est de nous laisser aimer par lui ; c'est là un premier point. Il nous demande surtout d'aimer comme lui, avec la même radicalité et le même absolu. Le disciple doit, lui aussi, se mettre en tablier pour servir ses frères et surtout pour être au service des plus faibles, des malades, des personnes sans défense.

Il faut aimer toujours plus nos frères et nos sœurs en humanité quels qu'ils soient, leur donner notre temps, notre attention, nos affections, en nous souvenant de la phrase de saint Bernard : la mesure de l'amour c'est aimer sans mesure.Soyons simplement à la suite du Christ et à l'école du pape François d'authentiques amoureux de l'humanité. Amen.

Diacre Vincent Nhat.