Et les travaux  à St Martin ?

La restauration des bas-côtés situés au N-E se termine. Les travaux de charpente et de toiture sont finis. Les pierres sont nettoyées. Les échafaudages sont en grande partie démontés.

Nous pouvons apprécier, de la rue,  le travail réalisé.

Le baptistère a également reçu un sérieux lifting : nouvelle toiture, pierres nettoyées y compris le replacement de 3 pierres de la balustrade.

Les échafaudages vont bientôt être enlevés. Les travaux d'égouttage vont ensuite commencer.

Dans l'ombre,  des travaux ont également lieu comme des travaux de menuiserie et de rejointoiement dans les combles, débloquer des portes, peinture, ...

La tranche 3 de ce 2e marché commence après les congés. Elle correspond à la restauration des bas-côtés Sud.

L'étude du marché 3 est aussi bien avancée. Il consiste en la restauration de la flèche de croisée. Les plans de montage de l'échafaudage sont terminés. La flèche pourra être démontée !


Homélie du dimanche 12 août 2018 PDF Imprimer Email
Année 2018

Frères et sœurs, Elie est un prophète zélé, de feu. Il venait de remporter avec fougue une bataille en haut du Mont Carmel où il est seul contre des centaines de faux prophètes de Baal. Et il a gagné contre tous. Mais cela ne l'a pas empêché de prendre la poudre d'escampette devant le roi Achab et la reine Jézabel qui menacent sa vie parce qu'il a dénoncé leurs mauvais comportements. Ils sont cruels envers le peuple alors qu'ils devraient en prendre soin. Elie a fait confiance à lui-même, à sa propre force, mais là, il est découragé et même désespéré, il ne veut plus vivre. « Seigneur, reprends ma vie ! »

Mais voilà qu'il est réconforté par cet ange au désert qui lui porte du pain et de l'eau. « Lève-toi, et mange, car il est long, le chemin qui te reste. » Elie va manger ce pain et il repartira avec plus de force jusqu'au Mont Horeb où il va obtenir une nouvelle mission. Il ne sera plus le prophète de feu mais le prophète qui aura rencontré le Seigneur dans une brise légère. Il rentrera avec une meilleure compréhension de Dieu qui n'est pas un guerrier, un vengeur mais un Père plein de tendresse et de miséricorde. Le pain apporté par l'ange lui a donc permis de vivre et d'avancer sur sa route, d'apprendre une expérience de conversion et d'être fortifié dans sa mission  prophétique, pas avec ses seules forces, mais avec la force du pain descendu du ciel qui préfigurait déjà le Pain Vivant qui est Jésus lui-même.

Jésus est le Pain de Vie qui se donne en nourriture vivifiante. Il se donne pour la vie éternelle et pour la vie du monde. Il est Celui qui comble la faim de l'homme, de la femme, qui donne la vraie vie par sa personne, sa vie, ses paroles, ses actions, sa mort et sa résurrection. Sa nourriture a une étendue dans la durée, pour l'éternité, et dans l'espace, l'humanité pour qui il livre sa vie, car le monde a faim. Nous aussi, comme Elie, nous recevons ce pain, qui est le Corps du Christ, comme un réconfort dans notre mission prophétique. Nous aussi nous sommes des prophètes, de par notre baptême, et il peut nous arriver de nous laisser aller au découragement, à l'évasion lorsque nous allons parfois à contre-courant des mœurs et des comportements autour de nous, lorsque nous prenons le risque de la dénonciation prophétique contre les maux de notre société, tels que l'injustice, le mensonge, la tyrannie, l'oppression... Nous devons toujours avoir confiance en ce Pain des forts, le Christ, qui nous est donné en abondance pour nous réconforter, parce que ce ne sont pas nos seules forces qui nous soutiennent, ce ne sont pas nos seules paroles que nous disons, mais c'est la Parole de Dieu que nous communiquons.

La foule a du mal à appréhender les paroles de Jésus. Comment ose-t-il affirmer qu'il est descendu du ciel ? Elle a cru bien connaitre Jésus parce qu'il a habité Nazareth et sa famille est bien connue, et elle a du mal à recevoir la nouveauté de ses paroles et ses gestes. Elle a cru cerner la personne de Jésus alors que Jésus est un mystère, il vient de la part de son Père du ciel. Et c'est lui qui attire au Père. Nous pouvons nous demander aussi si notre foi n'est pas renfermée dans des convictions, si on ne veut pas renfermer Jésus dans nos traditions de foi. Nous avons le sentiment de bien connaitre Jésus, mais on ne le connait jamais assez. C'est Lui qui nous connait bien et qui veut nous rejoindre, au nom de son Père. Il vient donner à nos vies beaucoup plus d'élévation et de profondeur, à condition de l'accepter. Saint Paul nous dit, dans sa lettre aux Éphésiens, d'imiter le Seigneur, de « vivre dans l'amour comme le Christ nous a aimés et s'est livré pour nous », de vivre de générosité, de tendresse et de pardon. C'est bien cela que nous nourrit le Pain du Christ : de son amour, un amour donné, un amour exemplaire, un amour à imiter. Faisons donc le plein de cet amour, de ce Pain du Ciel qui est le Corps du Christ au cours de cette Eucharistie pour avoir nous aussi une vie donnée, une vie signe et digne de l'amour de Dieu.

Quel est le Pain qui nourrit ma foi, ma vie, mes relations avec mes frères et sœurs ?

« Seigneur, donne-nous de ce pain-là toujours », a demandé la foule et avons-nous écouté dimanche dernier. Continuons à demander au Seigneur nous aussi ce Pain d'amour pour toujours, ce Pain des forts pour que le monde ait la vie.


Abbé Jean-Claude BAMBELE, vicaire à Saint Martin