Des nouvelles du projet  de solidarité avec Lokolama au Congo

C'est en 2007, à l'occasion du centenaire du début de la construction de notre église Saint-Martin, qu'est né, à l'instigation de notre Doyen Jean-Marie JADOT, le projet de solidarité "PARTENARIAT IBANGA" dont l'objectif était de construire un Centre de Santé à Lokolama. Lokolama se trouve en pleine forêt tropicale de la République démocratique du Congo, dans l'actuelle province de Mai-Ndombe, province dont le chef-lieu est Inongo sur le lac Léopold II.

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Homélie du 1er juillet 2018 PDF Imprimer Email
Année 2018

Homélie 13e dimanche B

Frères et sœurs, en attendant le récit de l'évangile de ce dimanche, pouvons-nous simplement nous émerveiller du pouvoir de Jésus sur la mort ? En quoi ce récit concerne-t-il l'aujourd'hui de notre vie ? Tout d'abord, ce qui est frappant, c'est que ce récit manifeste l'humanité de Jésus lorsqu'il dit à la famille de cette jeune fille qu'il vient relever de la faire manger.  Pourquoi demande-t-il aux parents de lui donner à manger ? Pour bien vivre, notre corps a besoin de la nourriture. Jésus, lui-même, est le Pain de vie venu du ciel pour nous donner la vie en abondance.

Récemment, en France, une histoire qui fait la une, plus précisément à Valence, un couple a été mis en examen pour mauvais traitements après la mort de leur fillette de 16 ans. Les parents sont des chrétiens pratiquants qui ne se souciaient même pas de la scolarisation de leurs enfants et qui se contentaient de les nourrir avec produits laitiers à base de châtaigne. Le Seigneur ne  se réjouit pas de la mort de ses enfants comme il est dit dans le livre de la Sagesse. Aimer un enfant, faire son bonheur, c'est pour autant prendre au sérieux ce qui fait sa joie de vivre et de grandir en enfant de Dieu.

Chers parents, pour faire vivre vos enfants, Jésus vous demande de leur donner de la bonne nourriture, du bon lait et non des aliments contenant du poison mortel.

Jésus, dans son humanité, nous a donné l'exemple. Il n'est pas seulement un super enseignant, un guérisseur charismatique, le Seigneur des seigneurs, mais aussi un humain qui a eu faim et soif, a souffert... Il a eu pitié des personnes dans leurs pauvreté, maladie, péché... en se penchant sur leurs misères humaines, en leur donnant à manger... Rien de ce qui compose notre humanité, la trame de notre vie, ne lui est étranger. En lui, c'est Dieu lui-même qui nous manifeste son humanité, sa proximité en prenant chair de notre chair. Sur son chemin, il a croisé des femmes et des hommes confrontés à des situations extrêmement difficiles. Telle l'histoire de cette femme malade, atteinte dans sa féminité. Impure qu'elle est, elle n'a pas eu honte de toucher Jésus, en qui elle met tout son espoir, en lui disant toute la vérité de sa vie. Et sa dignité humaine lui fut rendue : « ta foi t'a sauvée » lui dira Jésus et « sois guérie de ton mal. » Il n'a pas dit : « je t'ai sauvé. » En revanche, il le dit très souvent : « ta foi t'a sauvé. »

Puis vient le tour de Jaïre, ce fonctionnaire juif, qui se trouve dans une situation humainement sans issue, la mort imminente de sa fille. Il franchit un certain nombre d'obstacles. Pour lui, Jésus est son dernier recours. Et voici que Jésus parle à sa fille de 12 ans : « Talitha Koum. » c'est à dire: « Éveille-toi. » Avec Jésus, la vie renaît. Au moment du baptême, dans la première communauté chrétienne, on aimait proclamer cette hymne : « Éveille-toi, Ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera.» Les expériences de cette femme et de cet homme dont parle l'évangile révèlent que ce qui nous relève, nous remet debout, c'est la foi active, la confiance absolue en Jésus dans une relation unique avec lui. La gloire de Dieu, c'est la femme, c'est l'homme vivant, debout.

Frères et sœurs, la Bonne Nouvelle de ce dimanche se situe sur l'horizon des victoires de la vie. Les obstacles vaincus mesurent la capacité de notre foi, source de vie, et de notre volonté de repousser les frontières de la fatalité désastreuse, de la mort. Aujourd'hui encore, nous qui cherchons Jésus, nous sommes en proie à des situations difficiles qui nous assaillent : maladie incurable, pauvreté, chômage... Ne craignons pas, ayons foi en Jésus. D'un cœur sincère, entrons en contact et en relation avec lui, « le Saint de Dieu » pour qu'il nous relève, nous libère et nous sanctifie. Laissons-nous toucher et vivre de l'Évangile. Il est là au cœur de nos vies, et c'est lui qui nous fait vivre.

Dans cette Eucharistie, avec Jésus le Dispensateur de la vie, nous rendons grâce au Seigneur pour Timéo qui, pour la première fois, va recevoir le corps du Christ, et pour Mélia qui va s'éveiller à la vie, par le baptême. Autant de signes de foi et de salut pour notre communauté.

Et, aussi pour le don de la vie qui se manifeste en nous, dans nos enfants et nos diverses activités.

Abbé Jean-Claude Bambele, vicaire, saint Martin, Arlon