Des nouvelles du projet  de solidarité avec Lokolama au Congo

C'est en 2007, à l'occasion du centenaire du début de la construction de notre église Saint-Martin, qu'est né, à l'instigation de notre Doyen Jean-Marie JADOT, le projet de solidarité "PARTENARIAT IBANGA" dont l'objectif était de construire un Centre de Santé à Lokolama. Lokolama se trouve en pleine forêt tropicale de la République démocratique du Congo, dans l'actuelle province de Mai-Ndombe, province dont le chef-lieu est Inongo sur le lac Léopold II.

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Homélie du dimanche 26 novembre 2017 - Christ Roi de l'univers PDF Imprimer Email
Homélies 2017

Frères et sœurs, en ce jour, nos cœurs sont emplis de joie car nous célébrons la solennité du Christ-Roi. Jésus est le roi de l'univers, le Roi des rois. Il vient régner dans nos cœurs, dans nos vies, et cela doit nous réjouir.

La liturgie de ce dernier dimanche nous montre comment Jésus a accompli son règne et ce qu'il attend de nous afin que son règne demeure éternellement. En premier lieu, Jésus a accompli son règne par la proximité et la tendresse envers nous. Il est le bon berger présenté par le prophète Ézéchiel dans la première lecture : un berger serviteur, attentif, se mettant à la recherche des brebis perdues, au service de celles plus faibles, veillant avec amour sur celles saines. Jésus a intégré en lui toutes ces attitudes. Il est le grand Berger des brebis et gardien de nos âmes (cf. He 13,20). Il n'est pas le roi tout puissant qui commande, domine et écrase, mais le roi serviteur qui se met à genoux. Il a donné sa vie par amour pour nous, en prenant la position du service afin que nous, ses disciples aujourd'hui, prenions comme lui cette place et cette attitude du berger serviteur par la proximité et la tendresse. Selon le pape François, ne soyons pas des bergers qui ont peur de sentir le mouton, mais des bergers avec l'odeur des brebis qui leur collent à la peau. C'est vraiment bouleversant.

En deuxième lieu, l'Évangile de Matthieu nous dit ce que le règne de Jésus attend de nous aujourd'hui. Jésus se présente à nous comme un roi avec ses fragilités, la pauvreté. Il est le roi qui frappe à la porte de nos vies, de nos cœurs, pas en arrivant par la grande porte d'entrée avec parade, mais par la petite porte, la porte d'en arrière, la porte de la cuisine, la porte de la cave, la porte du placard, la porte du magasin... Il peut aussi nous rejoindre par le toit. Il est le roi qui demande à chacun (e), j'ai faim, j'ai faim de ta présence, j'ai faim de ton amour, j'ai faim de ta tendresse, j'ai soif de toi, de ton cœur, de ta vie. Il nous tend la main. L'évangile nous le rappelle : « J'ai faim, j'ai soif, et je vous demande moi Jésus de me donner à manger, à boire. » Et il ajoute, faites-le « ...à l'un de ces plus petits de mes frères. » Le terme « petits » désigne toutes les personnes qui sont dans le besoin. Jésus appelle les petits, ses frères, ses sœurs. Ceux et celles qui sont dans le besoin, est-ce que nous les considérons comme des frères, des sœurs ? Ainsi, la vraie charité ne peut se donner que quand nous avons nous-mêmes reçus. Donner, c'est ouvrir notre cœur qui déborde et qui se déverse sur notre entourage. L'amour du Christ qui habite en nous doit déborder, rayonner et toucher les gens de notre entourage, et cela peut prendre diverses formes diverses : vêtir celui qui est nu, donner à manger, aller soigner les malades, donner un sourire, visiter ceux qui sont en prison, etc. Jésus est présent en eux, il s'identifie à eux. Est-ce que nous nous approchons pour aider, pour accueillir, pour servir, pour habiller, pour visiter, pour consoler, pour donner sans compter, pour soulager ceux qui sont dans le besoin ? Jésus nous dit : prenez soin d'eux, mettez-vous à leur service, invitez-les chez vous. Ils ont droit à la tendresse de Dieu. Vous avez servi les petits, soyez bénis du Père. Vous possédez déjà le salut, l'entrée dans le Royaume, car vous avez fait place dans votre cœur à la charité de Dieu.

Pour souligner cette dimension du partage, dimanche dernier, 19 novembre, première Journée mondiale des pauvres le pape François a posé un geste extraordinaire en invitant des centaines de personnes désavantagées à prendre part à un repas de fête organisé dans diverses salles au Vatican. Ce geste est un signe qui interpelle et qui donne une certaine orientation pour voir ce que nous pourrions faire tous ensemble en posant des petits gestes de proximité et de tendresse qui témoigneront du Royaume. Lors des fêtes que nous organisons, en paroisse, en association, en mouvement, en chorale, en famille, dans nos institutions, est-ce que nous pensons aux autres qui ne font pas partie de nos cercles, en ouvrant un peu d'espace aux oubliés de la vie, aux plus abandonnés pour partager et agir en fonction de la solidarité ? L'abbé Pierre priait ainsi : « Ô Dieu, aidez-nous à donner du pain à ceux qui ont faim et à donner faim à ceux qui ont du pain ». Une belle inspiration qui exprime l'amour de Jésus, sa tendresse, sa grâce, sa lumière, le feu qu'il est venu apporter sur terre.

Frères et sœurs, la bonne nouvelle d'aujourd'hui, c'est que parmi nous, parmi les hommes et les femmes de toutes cultures, de toutes religions, de toutes nations se vit déjà quelque chose du Royaume. Le règne du Christ en nous est de faire qu'il soit le roi dans notre vie. Que tous nos gestes d'amour, de tendresse au quotidien en faveur de ceux et celles qui sont dans le besoin, aussi humbles soient-ils, puissent contribuer à l'avènement du Royaume, à sa construction ici-bas. Au soir de notre vie nous serons examinés sur l'amour concret.


Abbé Jean-Claude BAMBELE - Vicaire à Saint-Martin