Amis voisins de Frassem bonjour,

Invitation cordiale à ce concert de Noël qui sera suivi de vin et marrons chauds

le samedi 16 décembre à 20h

Au profit de « Accueil Réfugiés BOGUIFRA » (Bonnert, Guirsch, Frassem)

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Homélie du dimanche 19 novembre 2017 PDF Imprimer Email
Homélies 2017

Le patron ou le maître, encore une fois, dont il est question dans l'évangile de ce dimanche, c'est Dieu. En effet, il est un bon éducateur et un bon démocrate qui sait déléguer les responsabilités. Il nous donne tout : la vie, l'amour, la capacité de contribuer à la réussite de son œuvre. Il croit en nous et nous fait entièrement confiance. C'est à nous de nous mettre en mesure d'assumer notre responsabilité, à l'exemple de cette bonne épouse décrite dans le livre des proverbes, symbole et base de l'humanité. C'est le cas des serviteurs de l'évangile qui ont reçu des talents et qui les ont fructifiés. Une façon pour eux d'avoir bien rempli leurs responsabilité, d'avoir été éveillés, dignes de confiance et fidèles à la tâche. Contrairement au troisième serviteur qui se dérobe un peu devant cette responsabilité.

La parabole de Jésus de ce dimanche fait suite à celle du dimanche dernier sur les jeunes filles prévoyantes et imprévoyantes. Aux imprévoyantes, le maître disait : « Je ne vous connais pas ! », et il leur a refusé l'accès dans la salle des noces. Puis Jésus a ajouté : « Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure ! » Il faut donc toujours être prêt dans sa vie en faisant confiance au Seigneur et en menant une vie en progression et recherche constantes dans la foi et l'amour de Dieu et des hommes. Il faut laisser nos lampes allumées ! Celui qui ne le fait pas, comme le serviteur peureux et méfiant, provoque sa propre perte dans l'autre monde parce qu'il n'est pas disposé à accueillir la confiance et l'amour de Dieu.

Il reçoit moins et il ne parvient pas à rentabiliser le peu qu'il a reçu. Pourquoi échoue-t-il ? Parce qu'il a peur ! Cela signifie qu'il se compare aux autres et il se sent lésé, amoindri et il pense qu'il est inférieur aux autres serviteurs. Dans cette parabole, on peut dire qu'il a aussi peur de Dieu. Il voit en lui un être sévère, exigeant et finit  par devenir exigeant envers lui-même et envers les autres. Sa vie est pleurs et grincements des dents. Il a peur de s'engager dans la confiance en Dieu et il  n'ose prendre aucun risque, il veut tout contrôler...

En fait, il est contrôlé par son propre contrôle.
Cet homme est malheureux, parce qu'il est emprisonné dans sa peur, dans ses peurs. C'est un mort vivant. Les talents, c'est aussi la Parole de Dieu. Elle nous est donnée pour faire de nous des vivants, nous aider à devenir plus humains, à l'image de deux premiers serviteurs. Elle nous appelle à vivre dans la confiance et non dans la peur, à cesser de nous comparer, de gémir sur notre sort, à nous apitoyer sur nous-mêmes. Cette parabole veut aussi provoquer en nous un sursaut de prise de conscience, qui nous pousse à assumer notre responsabilité, à nous réveiller, pour nous conduire vers la vie.


Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Doyen de Saint-Martin