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Homélie du dimanche 29 octobre 2017 PDF Imprimer Email
Homélies 2017

Même si l'on considère que la question du premier commandement  était posée par les pharisiens à Jésus était pour lui tendre encore une fois un piège, il faut dire que la question faisait partie du débat, tellement il y avait une multiplication des lois ou des préceptes. Chez les juifs de l'époque, Il semble qu'il y en avait même plus de 600 préceptes à observer. C'était normal que les gens se posaient la question sur le premier parmi ces lois ou ces préceptes.

Le piège pouvait consister à entendre quelle serait  la réponse que Jésus, lui qui n'était qu'un fils du charpentier qui venait d'un petit village de la province, par rapport à eux qui étaient considérés comme des docteurs de la loi, des élites instruites habitant la capitale Jérusalem. Que va-t-il donc leur répondre? Mettra-t-il Dieu, c'est-à-dire le culte, en premier lieu ou les actes de la vie courante, c'est-à-dire le prochain ?  Alors, Jésus répond en soulignant le lien étroit qui existe entre les deux commandements : l'amour de Dieu et l'amour du prochain. À son interlocuteur, qui a sûrement compris la pertinence de la réponse de Jésus et  qui mentionne que « cela vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices », Jésus répond : «  Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu. »

Pour Jésus, il n'est pas question de mettre en premier ni le culte ni les actes de la vie courante, c'est-à-dire l'amour du prochain, mais pour être vrais ces deux comportements doivent être étroitement liées. Aimer Dieu sans aimer son prochain dans la vie de tous les jours, c'est hypocrite. Et prétendre aimer son prochain sans aimer Dieu, c'est impossible. On aime Dieu en aimant son prochain, comme Jésus le dit dans l'évangile de Mathieu : « Chaque fois que vous avez fait cela à l'un de ces plus, c'est à moi que vous l'avez fait ! »(Mt 25, 31) Ou comme dit Jean, dans sa première épître : « Celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, est incapable d'aimer Dieu, qu'il ne voit pas » (1 Jn 4, 20). Aimer Dieu, c'est entrer dans son projet, c'est réajuster ses actes à la volonté de Dieu, c'est aimer ce qu'il aime et ce qu'il veut. Bref, c'est épouser son dessein bienveillant. (Cfr. Père Emmanuel Schwab, Prions en Église, Octobre 2017, p.194)

Reste à savoir qui est le prochain dont il est question dans la loi. Il ne serait pas exagéré de dire que le prochain, c'est celui dont je me fais proche, qui se trouve sur mon chemin ou qui me croise sur sa route de la vie. La première lecture de ce dimanche parle de l'étranger ou de l'immigré qu'il faut accueillir ou respecter. Elle parle aussi de la veuve et de l'orphelin qu'il faut respecter et dont il faut prendre soin...

Pour nous aujourd'hui, chacun de nous, tels que nous sommes réunis, qui est le prochain de l'autre. Ce sont ces familles éprouvées par la perte d'un être cher que nous accueillons en ce dimanche. Tout à l'heure, Puissions-nous vivre une communion de prière et d'écoute profonde avec elles au moment où nous ferons mémoire tout à l'heure de tous leurs proches qui les ont quittés.


Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Doyen de Saint-Martin