Le futur vitrail de l'église St-Martin à Arlon: une trace pour l'avenir

En 2014, l'église Saint-Martin d'Arlon fêtait ses cent ans. Parmi les projets retenus pour célébrer l'anniversaire: celui d'un nouveau vitrail sur le thème du ''Matin de Pâques''. Si la réalisation est toujours en cours, une première partie de l'œuvre a déjà été installée récemment. Etienne Tribolet, maître-verrier, poursuit le travail ''pour la communauté présente et à venir''.

Les premiers contacts entre l'abbé Jean-Marie Jadot et Etienne Tribolet - maître-verrier à Honnay, près de Beauraing - remontent à 2007. À l'époque, le doyen d'Arlon et le comité de sauvegarde de l'église Saint-Martin réfléchissaient aux possibilités de commémorer le centenaire de l'édifice. En déc

idant de remplacer le vitrail blanc situé au-dessus de l'entrée principale, les responsables de la paroisse faisaient le choix non seulement d'enrichir le patrimoine culturel de leur église mais également de laisser aux générations futures une trace du siècle en cours.
Etienne Tribolet (photo) est une personnalité bien connue dans le monde du vitrail. Il compte à son actif de nombreuses réalisations: la verrière de la pro-cathédrale  anglicane de Bruxelles, les vitraux du chœur de l'église Saint-Sébastien d'Annapes de Villeneuve d'Ascq (diocèse de Lille), ceux de la brasserie de l'abbaye Saint-Rémy de Rochefort, de l'église Saint-Materne d'Anthée ou encore de l'église Saints-Pierre-et-Paul de Thy-le-Château. Autant de références qui ont conduit la paroisse Saint-Martin à lui confier, elle aussi, son ambitieux projet.

''Matin de Pâques'', thème du nouveau vitrail

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Homélie du dimanche 24 septembre 2017 PDF Imprimer Email
Homélies 2017
  • « Mes pensées ne sont pas vos pensées. »
  • Oui, nous ne pensons pas comme Dieu ! Est-ce que c'est bien dans la logique des choses de donner autant à celui qui vient d'être embauché qu'à celui qui a de l'ancienneté ? Voilà une parabole qui ne laisse personne indifférent. Elle peut agacer des patrons qui trouvent la situation irréaliste, irriter des travailleurs qui trouveraient cela trop facile, révolter des chrétiens qui voient d'autres aller au ciel et qui leurs yeux n'ont pas mérité autant qu'eux. Mais cette parabole peut réjouir ceux qui verront d'abord la générosité de Dieu.
  • La justice distributive demanderait que les premiers embauchés reçoivent plus que les derniers. Or, ce n'est pas le cas. Ils reçoivent le salaire convenu et ne sont donc pas lésés. Mais, ils récriminent. Leur réaction évoque ce que nous vivons quotidiennement dans de petites choses comme dans de plus grandes, comme humains ou comme chrétiens. Elle traduit aussi notre ignorance de Dieu ou la non-coïncidence des pensées de Dieu avec les nôtres. Nous ne pouvons qu'être blessés humainement, parce que nous ramenons tout au niveau de nos mentalités, de nos cultures et traditions, de nos ambitions que ce soit dans nos cercles amicaux ou nos groupes de prières. En tant que chrétien, nous pourrions être tentés de faire valoir certains droits sur d'autres car nous pensons agir mieux qu'eux. Nous regardons le sort des autres et devenons envieux. Nous passons à côté de cette pureté de cœur dont parle Jésus, pour voir ce que Dieu leur demande ou leur a donné, ce qui leur convient le mieux. Nous nous comparons aux autres et en devenons chagrins ; la vie devient alors pesante et notre vie chrétienne ressemble à un lourd fardeau à traîner.
  • C'est la révolte de Jonas dans sa mission chez les Ninivites. Il lui a fallu un combat intérieur pour ajuster ses pensées à celle de Dieu et accepter la gratuité et l'universalité de l'amour, de la miséricorde et de la bonté de Dieu... Une gratuité, un amour, une miséricorde et une bonté qui n'exclut personne. Dieu ne peut donc être emprisonné dans les limites de nos raisonnements.
  • Nous ne devons pas non plus lui en vouloir, parce qu'il est bon. Nous sommes appelés, nous aussi, à passer par ce combat spirituel pour guérir nos blessures intimes, qui nous empêchent de sortir de nous-mêmes, d'ajuster nos pensées à celles de Dieu et enfin participer au festin qu'il prépare pour tous ses enfants. Non seulement pour nous, mais pour les autres aussi. Nous ne pourrons jamais être heureux en nous comparant aux autres, en regrettant d'être ceci ou cela, de ne pas être ceci ou cela.
  • Se comparer, c'est entrer dans une spirale de rivalités, d'inquiétudes et de manque de paix intérieure. Au contraire, si nous fixons notre cœur sur Dieu, nous verront mieux ce qu'il nous a donné et nous verrons mieux que la part d'héritage qu'il nous a laissée est celle qui nous convient le mieux. Alors, nous trouverons la paix, une paix intérieure garantie par la puissance de son amour pour chacun de nous.

Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Doyen de Saint-Martin