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Homélie du dimanche 10 septembre 2017 PDF Imprimer Email
Homélies 2017

Les textes de ce dimanche parlent de la communauté, dans la réalité de sa diversité, et avec la mise en lumière la correction fraternelle. Une communauté suppose différents membres ayant différentes cultures, différentes idées, différentes  langues qui réclament un certain consensus pour une bonne cohésion et une meilleure entente entre celles et ceux qui la composent.  Pour permettre cette harmonie et cette cohérence, il n'y a qu'une seule loi, celle de l'amour. C'est la loi universelle.


On parle aussi de la seule langue réellement universelle à propos de la langue de l'amour. L'amour vrai devient du ciment, soutient  la cohésion interne et le respect des valeurs de fraternité, de correction bienveillante, de solidarité, d'attention mutuelle. Ce ciment ne fait ce rôle que s'il est basé sur un amour vrai et authentique, c'est-à-dire « un amour désarmé et constructif qui prévient le risque de la faute, qui aide son prochain en difficulté et qui évite le jugement moral et qui pardonne. » (Cf. Chantal Desmarais, Feu Nouveau, 60/5, Juin-juillet 2017, p. 108)

Pour saint Paul, par exemple, quand on a accompli ses devoirs d'état - ce que chaque citoyen doit, y compris le chrétien, pour respecter la loi d'l'État, la seule dette qui reste est celle de l'amour. L'amour de Dieu et l'amour du prochain. Et s'il existe un péché, c'est celui de manque d'amour. Un amour vrai qui est vécu au sein d'une communauté transforme celle-ci en une véritable oasis de paix, en un lieu de prière, un lieu de référence, de renaissance et de fécondité. Il s'agit alors d'une communauté devenant un lieu de vie où il est possible d'exercer le devoir de délier ce qui est enchaîné, libérer tous les nœuds de haine, de peur, de repliement sur soi, pour permettre l'ouverture à une vraie liberté, à la joie de vivre et de goûter au bonheur des béatitudes. Non seulement délier, mais lier ce qui est dispersé, ce qui se perd pour favoriser une communion des uns avec les autres, des relations interpersonnelles authentiques qui engendrent des miracles de grâces et de bénédictions. « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux » (Mt. 18,20). « Tout ce que vous demanderez en mon nom, vous l'obtiendrez. »

Comme Jésus, Dieu est présent quand une communauté se réunit, s'accorde, prie, s'entraide, sert ses frères et sœurs, bref là où se trouvent réunis l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Pour mieux vivre cette vocation, nous devons nous rappeler notre rôle d'être tous membres d'un seul corps dont le Christ est la tête. C'est ce contexte de vie qui permettra d'atteindre une véritable communion avec le Christ et les uns avec le moyen de nous sentir responsables les uns les autres.

Puisse notre communauté être ce corps et devenir un lieu de prière où lui-même le Christ lui-même  est présent, une communauté où Dieu nous rend capables de nous aimer les uns les autres et où nous nous accordons pour lui demander et obtenir ce que nous attendons de lui. Le Christ est présent aujourd'hui dans l'eucharistie qui nous rassemble. Il nous réjouit pour mettre son amour en nos cœurs. C'est avec lui que nous pouvons refaire la communion cassée.


Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Doyen de Saint-Martin