Amis voisins de Frassem bonjour,

Invitation cordiale à ce concert de Noël qui sera suivi de vin et marrons chauds

le samedi 16 décembre à 20h

Au profit de « Accueil Réfugiés BOGUIFRA » (Bonnert, Guirsch, Frassem)

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Homélie du dimanche 14 mai 2017 - 5ème dimanche de Pâques PDF Imprimer Email
Homélies 2017

« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. »

Cette interpellation de Jésus en rappelle une autre, celle de Jean-Paul II lors de son élection en 1978, lorsqu'il s'adressa au monde en disant : « N'ayez pas peur! ». Une phrase relayée autrement par son successeur, Benoit XVI, s'adressant aux jeunes en leur disant alors : « N'ayez pas peur de Jésus ! »
Jean-Paul II a eu cette capacité de voir la société telle qu'elle était et, est encore,  habitée par des guerres froides, plongée dans des sentiments de déception, de révolte, de défaitisme...Un certain pessimisme philosophique s'est installé dans la société la poussant vers une sorte de suicide collectif par un usage d'une liberté déshumanisante avec  une vision pessimiste et égocentrique de la vie. « On n'en a qu'une : il faut en profiter au maximum... » Ou encore : « Moi, d'abord... ! »

Et Jean-Paul II est arrivé avec une certitude : l'homme vaut mieux que cette liberté esclavagiste. Il est fait pour partager la gloire de Dieu. Cet optimisme a expliqué tout son zèle apostolique, son dynamisme, ses paroles et ses actes. Pour le pape, s'inspirant des paroles de Jésus dans les évangiles, être humain signifie aimer, être fidèle, servir, partager, avoir le sens du relatif tout en  cherchant la signification de l'éternité. Cette vision du monde entraînait inévitablement un grand choc. Ce n'était pas pour rien que certains souhaitaient voir la mort de ce pape en conformité avec la conception de la société sur la fin de vie...

En fait, Jean-Paul II voulait souligner ce que Jésus dit dans son message d'Adieu.  Durant sa vie parmi les hommes, Jésus a assisté, lui aussi, au désarroi de la société à son époque, à toutes les incertitudes provoquées par les différentes idéologies philosophiques du moment. Il a vécu la souffrance et la misère du peuple, en commençant par celles de ses disciples, surtout les craintes, l'isolement de ces derniers, au moment où il savait que sa mort approchait. Il les a invités à la confiance et à l'assurance de sa présence. Pour lui, ce monde, avec tout ce qu'il comporte comme idéologies néfastes, comme vanités..., n'est que passager. Il n'est pas le vrai monde. Le vrai est celui où l'homme vit l'amour, le partage, la solidarité, la fraternité. Un monde où Dieu est là, reconnu et où on entre en relation avec lui. Ce monde est présenté apaisant, rassurant... Voilà pourquoi il est important de chercher Dieu, de le chercher en nous et autour de nous, avec  Jésus et à son écoute, lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Lui, comme le dit l'apôtre Pierre, la pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs mais qui est devenue la pierre d'Angle.

C'est cette espérance tranquille qui doit être la nôtre aujourd'hui, celle dont Jean-Paul II a témoigné. Il était devenu en quelque sorte un phare vers lequel les foules ont convergé ; il a vécu ce « N'ayez pas peur ! » et a rassuré.


Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Doyen de Saint-Martin