Le futur vitrail de l'église St-Martin à Arlon: une trace pour l'avenir

En 2014, l'église Saint-Martin d'Arlon fêtait ses cent ans. Parmi les projets retenus pour célébrer l'anniversaire: celui d'un nouveau vitrail sur le thème du ''Matin de Pâques''. Si la réalisation est toujours en cours, une première partie de l'œuvre a déjà été installée récemment. Etienne Tribolet, maître-verrier, poursuit le travail ''pour la communauté présente et à venir''.

Les premiers contacts entre l'abbé Jean-Marie Jadot et Etienne Tribolet - maître-verrier à Honnay, près de Beauraing - remontent à 2007. À l'époque, le doyen d'Arlon et le comité de sauvegarde de l'église Saint-Martin réfléchissaient aux possibilités de commémorer le centenaire de l'édifice. En déc

idant de remplacer le vitrail blanc situé au-dessus de l'entrée principale, les responsables de la paroisse faisaient le choix non seulement d'enrichir le patrimoine culturel de leur église mais également de laisser aux générations futures une trace du siècle en cours.
Etienne Tribolet (photo) est une personnalité bien connue dans le monde du vitrail. Il compte à son actif de nombreuses réalisations: la verrière de la pro-cathédrale  anglicane de Bruxelles, les vitraux du chœur de l'église Saint-Sébastien d'Annapes de Villeneuve d'Ascq (diocèse de Lille), ceux de la brasserie de l'abbaye Saint-Rémy de Rochefort, de l'église Saint-Materne d'Anthée ou encore de l'église Saints-Pierre-et-Paul de Thy-le-Château. Autant de références qui ont conduit la paroisse Saint-Martin à lui confier, elle aussi, son ambitieux projet.

''Matin de Pâques'', thème du nouveau vitrail

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Homélie du dimanche 23 avril 2017 PDF Imprimer Email
Homélies 2017
Les signes de la présence du Christ ressuscité dans la communauté chrétienne.

En ce dimanche de la divine miséricorde, la liturgie de la Parole nous oriente vers la vie en communauté, une communauté qui se nourrit de la présence du Christ ressuscité, et en témoigne des signes réels dans son agir existentiel. C'est cette communauté que nous voulons, non seulement découvrir à travers la Parole de Dieu, mais surtout rendre effective et concrète aujourd'hui.

Nous sommes sans ne pas savoir que, le dimanche c'est le jour où les chrétiens se réunissent en communauté pour célébrer la Pâques du Seigneur. Car, la résurrection du Christ intervient le troisième jour après sa mort.  Et dans ses deux apparitions aux disciples, Jésus le ressuscité confirme que le dimanche est le jour de l'assemblée chrétienne. Il leur apparait avant tout, le premier jour de la semaine, à l'absence de Thomas et, huit jours après, il revient encore, quand ce dernier est présent, avec les autres, dans la communauté apostolique. C'est ce jour-là que, Jésus donne la paix à ses disciples en leur communiquant son Esprit Saint pour le pardon des péchés. Le dimanche devient alors, un jour spécial de la foi, non seulement pour les apôtres, mais aussi pour tous les chrétiens qui ont cru en Jésus sans l'avoir vu.

Dans cette communauté des apôtres, l'on retrouve aussi Thomas, celui dont la foi à la résurrection de Jésus se fonde sur des preuves visibles et palpables. « Si je ne vois pas..., disait-il aux autres disciples, si je ne mets pas mes mains dans..., non, je ne croirai pas. » Peu après, il passe de l'incrédulité à la profession de foi en Jésus ressuscité : « Mon Seigneur et mon Dieu. » En dépit de son doute et de sa méfiance vis-à-vis de l'annonce pascale, Thomas n'est pas pour autant marginalisé, encore moins exclu du collège des apôtres. Il est plutôt pardonné par le Seigneur et, ainsi accepté par les autres disciples. Jésus nous exhorte, non à nous scandaliser pour les faiblesses de nos frères en communauté, mais à accueillir tout le monde, sans exception aucune, en aidant surtout ceux dont la foi est très fragile à faire leur expérience personnelle avec lui. Nous sommes appelés à être attentifs mais aussi compatissants à l'endroit des plus faibles de nos communautés.

C'est ce climat d'amour fraternel qui favorise la communion dans la prière et dans la fraction du pain en communauté, la joie de participer activement aux activités communautaires, et la confiance dans le partage des biens temporels. Et dans une telle communauté, où le témoignage chrétien n'est plus à démonter, le nombre de fidèles ne peut que croitre. C'est l'expérience vécue dans la première communauté des chrétiens. Que Dieu nous aide à nous aimer réellement comme des frères dans nos communautés, afin que le Christ demeure toujours présent au milieu de nous.


Abbé José Marie KALOMBO T. - Vicaire à Arlon