Homélie du dimanche 26 février 2017 PDF Imprimer Email
Homélies 2017

Bien aimés dans le Seigneur, Il est vrai que dans notre vie nous avons des besoins naturels auxquels nous tenons à tout prix à satisfaire ; entre autres les besoins de manger, de boire, de nous vêtir, de nous divertir... Pour y parvenir, il faut avoir l'argent. Et dans ce domaine, il y a souvent en nous un désir effréné d'avoir beaucoup plus d'argent possible pour nous sentir réalisés dans la vie. Tant que cet objectif n'est pas encore atteint, nous sommes très préoccupés, si bien que la nuit nous faisons des insomnies et pendant la journée nous perdons notre sérénité intérieure. En nous aidant à bien gérer notre rapport avec l'argent, la liturgie de la Parole de ce dimanche nous invite à avoir confiance en Dieu en comptant aussi sur sa providence.

En effet, dans la première lecture, le prophète Isaïe nous parle de ce Dieu providentiel qui n'a jamais oublié ses enfants. Dans nos misères et détresses, Dieu est toujours là présent, comme ce fut le cas avec le peuple d'Israël au désert et en exil à Babylone. Il ne s'éloigne pas de nous mais c'est nous par contre qui nous éloignons de lui en optant pour les péchés. Sans cesse, Dieu prend soin de nous et nous rassure le présent mais aussi l'avenir. Car il est le seul et l'unique Maitre des temps et des circonstances.

Dans l'Evangile de ce jour, Jésus reprend le même discours en affirmant que nous ne pouvons pas servir à la fois Dieu et l'argent. Qui sert Dieu et l'aime réellement dans son cœur, ne peut pas se soucier de la nourriture, ni des vêtements, ni de tout autre bien matériel lié à la vie terrestre. Car, si Dieu dans son amour providentiel nourrit les oiseaux du ciel et habille des fleurs des champs, à nous qui sommes ses enfants, crées à son image et à sa ressemblance, comment ne donnerait-il pas des biens précieux ? Faisons confiance à notre Dieu qui sait de quoi nous avons besoin, et intervient à temps opportun dans notre vie pour nous combler de ses bienfaits. Jésus qui nous a appris dans la prière de notre Père la Parole : « donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour », nous ajoute encore une autre parole intéressante. Il nous dit : «ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » Pendant que les païens se soucient des biens de ce monde jusqu'à se faire esclaves de l'argent, Jésus nous demande de chercher avant tout le Royaume de cieux et sa justice, et tout le reste nous sera donné par surcroit.

L'appel nous est donc lancé en ce dimanche à considérer Dieu comme la source intarissable de tous les biens matériels dont nous pouvons nous servir à bon escient, à recourir toujours à lui dans une prière confiante pendant des moments difficiles et à lui ouvrir tout l'espace de notre cœur, où il va désormais habiter pour nous conduire sur le chemin du bonheur aussi bien inépuisable qu'incorruptible.

Puisse Dieu nous donner la grâce de ne pas nous perdre dans les choses périssables de ce monde, mais de fixer notre regard intérieur sur lui-même et sur son Royaume en espérant d'être comptés parmi ses élus. Ainsi soit-il.


Abbé José Marie KALOMBO T. - vicaire à Arlon