Le futur vitrail de l'église St-Martin à Arlon: une trace pour l'avenir

En 2014, l'église Saint-Martin d'Arlon fêtait ses cent ans. Parmi les projets retenus pour célébrer l'anniversaire: celui d'un nouveau vitrail sur le thème du ''Matin de Pâques''. Si la réalisation est toujours en cours, une première partie de l'œuvre a déjà été installée récemment. Etienne Tribolet, maître-verrier, poursuit le travail ''pour la communauté présente et à venir''.

Les premiers contacts entre l'abbé Jean-Marie Jadot et Etienne Tribolet - maître-verrier à Honnay, près de Beauraing - remontent à 2007. À l'époque, le doyen d'Arlon et le comité de sauvegarde de l'église Saint-Martin réfléchissaient aux possibilités de commémorer le centenaire de l'édifice. En déc

idant de remplacer le vitrail blanc situé au-dessus de l'entrée principale, les responsables de la paroisse faisaient le choix non seulement d'enrichir le patrimoine culturel de leur église mais également de laisser aux générations futures une trace du siècle en cours.
Etienne Tribolet (photo) est une personnalité bien connue dans le monde du vitrail. Il compte à son actif de nombreuses réalisations: la verrière de la pro-cathédrale  anglicane de Bruxelles, les vitraux du chœur de l'église Saint-Sébastien d'Annapes de Villeneuve d'Ascq (diocèse de Lille), ceux de la brasserie de l'abbaye Saint-Rémy de Rochefort, de l'église Saint-Materne d'Anthée ou encore de l'église Saints-Pierre-et-Paul de Thy-le-Château. Autant de références qui ont conduit la paroisse Saint-Martin à lui confier, elle aussi, son ambitieux projet.

''Matin de Pâques'', thème du nouveau vitrail

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Homélie du dimanche 23 juillet 2017 PDF Imprimer Email
Homélies 2017

1ère lecture : du livre de la Sagesse (12,13.16-19)
2ème lecture : de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (8,26-27)
Evangile : selon saint Matthieu (13,24-43)

J'ai toujours apprécié l'expression qu'il nous arrive d'utiliser à propos d'une connaissance : "C'est quelqu'un de très humain". "Etre humain", c'est beaucoup plus que de dire que cette connaissance est une femme ou un homme. Dans l'expression "être humain", il y a bien des nuances de compréhension, de tolérance, d'écoute, de bonté, de miséricorde. Ce qui faisait dire dans la première lecture de ce dimanche à l'auteur du livre de la Sagesse : "Par ton exemple, Seigneur, tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain."

C'est vers Dieu que la Bible nous invite à regarder pour apprendre à devenir humain, à maitriser nos humeurs pour ne pas arracher trop vite l'ivraie qui pousse dans le bon grain. La Parole de Dieu que nous venons d'écouter questionne les violents, les intolérants, les sectaires et les intégristes de tout poil... ceux qui se croient un peu vite purs et bien pensants.

Comme les autres composantes de la société, à différentes périodes de leur histoire, les Eglise chrétiennes ont connu elles aussi la tentation de se prendre pour "l'Eglise des purs", "plus catholique que le pape", de rejeter les pécheurs,... jusqu'à sombrer dans l'inquisition.

Bien sûr, tous les croyants sont invités à se convertir sans cesse... mais chacun à son rythme.... Bien sûr, aucune communauté, aucun croyant ne peuvent vivre sans repères, sans règles et sans idéal. Mais ces balises nécessaires ne dispensent pas d'accompagner avec patience et humanité, chacun sur son chemin. Tout comme l'éducation des enfants et des jeunes, la pastorale doit compter sur le temps et se fonder sur la patience et l'espérance. Tous ceux qui ont des responsabilités dans l'Eglise - à tout niveau - doivent souvent méditer la patience de Dieu avec son peuple, pour accepter et comprendre la complexité du cœur de l'homme, accueillir la différence et respecter l'œuvre du temps, le temps de la maturation.

"Pour faire un homme, chantait Hugues Aufray, mon Dieu que c'est long !"... long comme les années qui vont du grain de moutarde à l'arbre aux oiseaux, long comme les hivers après les semailles et avant l'été des moissons, long comme la nuit de fermentation avant l'heure du pain croustillant.

Dans cette longueur du temps, il y a une grande idée maîtresse que chacun de nous, parents, grands-parents, éducateurs, prêtres ou chrétiens engagés dans la vie de l'Eglise doivent souvent méditer : laisser le temps au temps pour que l'humanité et le cœur de l'homme s'humanisent et par là-même se divinisent... et que Dieu fasse son œuvre en nous...

Ceci dit... cette longue patience ne doit pas nous empêcher de continuer à semer la Parole de Dieu dans les cœurs ! L'urgence, aujourd'hui, est peut-être plus forte que jamais.

Dieu engage toujours des semeurs d'Evangile...

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin