Spectacle féérique de Luc Petit

Les Sonneurs de Noël

La Grande Cloche ne sonne plus.
Quel drame pour le Sonneur dont la mission est d'annoncer l'arrivée de Noël. Il lui faut absolument trouver une solution au plus vite pour sauver Noël !
Vous partirez, accompagnés du Sonneur, à la rencontre de personnages atypiques et mystérieux qui vous plongeront dans une aventure rocambolesque à la recherche du son de la Cloche de Noël.
Entre les boîtes à musique, les automates et les carillons, Luc PETIT et Michel TEHEUX vous emmènent dans une spirale audiovisuelle féerique pleine de poésie.
De la magie, des illusions, de l'humour, de la danse, le tout mis en scène avec brio pour régaler vos yeux et vos oreilles. Une odyssée remplie d'espoir qui vous replongera dans l'innocence de l'enfance, guidés par les cliquetis gracieux des percussions célestes de Noël.

Les 21-22-23 décembre: 3 spectacles par jour, différents prix selon les places


Réservations



Homélie du jeudi 14 mai 2015 - Ascension PDF Imprimer Email
Année 2015

Alors qu'il est par ailleurs si jaloux de sa liberté et de son autonomie, l'homme contemporain rêve encore souvent d'un dieu qui pourrait intervenir en catastrophe dans sa vie, tel un magicien - un "Deus ex machina", comme disaient nos ancêtres romains -, un dieu  qui "servirait" quand on en a besoin, par exemple, quand la science et la médecine ne peuvent plus rien !

L'homme moderne n'échappe pas à cette vision archaïque de la relation que l'humanité a toujours tenté d'entretenir avec ses dieux. Or, la Bible, dès la première page - à l'évocation de la création du monde - ne cesse de nous parler d'un Dieu respectueux de l'autonomie de l'homme. Il le renvoie à sa responsabilité. C'est à l'homme de soumettre le monde et de le transformer. "Dieu a créé le monde, comme la mer, en se retirant" a joliment écrit la poétesse Sylvie Germain.

Quand Dieu entre dans notre histoire humaine en prenant le visage de l'homme Jésus, il ne s'impose pas davantage. C'est encore le cas à l'heure de la Résurrection. Dans les jours du temps pascal, les apparitions du Ressuscité à ses disciples sont de courtes durée. Une fois encore, il ne s'impose pas mais leur propose de faire le pari de la foi. "Il est bon pour vous que je m'en aille" leur dira-t-il avant l'ascension. L'ascension du l'absence devient le creuset où peut naître une nouvelle présence. Au moment de quitter ses disciples, il leur promet la force de l'Esprit Saint et les envoie de par le monde entier annoncer l'Evangile de l'Amour. "C'est à nous de prendre sa place aujourd'hui pour que rien de lui ne s'efface", chantons-nous.

La présence du Christ est désormais ré-incarnée dans son corps qui est l'Église. Elle est une longue amitié et une fraternité toujours renouvelée à bâtir en son nom avec nos limites, nos talents et notre générosité à chacun. "Demeurez dans son amour. Comme je vous ai aimés, aimez-vous. Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous."

La fête de l'ascension est, chaque année, un nouvel envoi en mission : aller dénoncer et combattre le mal, offrir des signes d'amour et proclamer la Bonne Nouvelle de l'Évangile ! A chacun de nous retrouver la joie de sa mission !

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin