THE GREGORIAN VOICES

Les maîtres du chant grégorien le LUNDI 4 JUIN à 20h30 à l'église Saint-Martin.
Le chant grégorien rencontre la musique pop. Huit chanteurs bulgares aux voix impressionnantes vous présentent le monde des chants grégoriens. Vêtus de frocs traditionnels, ils créent une atmosphère mystique. Vous vivez un concert varié avec un mélange de chants grégoriens, de musique ecclésiastique orthodoxe et de chants de l’époque de la Renaissance et du Baroque. Complété par des chansons classiques de la musique pop, ce concert est un plaisir auditif fabuleux et incomparable !
Entrée 20 EUR (17 EUR). Prévente au Park Music et Office du Tourisme.

Te Deum du 15 novembre 2010 - intervention de la communauté israélite PDF Imprimer Email
Année 2010

Lecture: Exode ch.13, verset 17


Cet épisode nous narrant une partie de la sortie d'Egypte, autrement dit de
la libération du peuple juif de son esclavage est lue lors de la fête de
Pessah, la Pâque, ou en traduction littérale, le passage. Ici on peut
interpréter par le passage de la Mer Rouge, mais surtout le passage de
l'esclavage à la liberté.

Mais puis-je me considérer comme tout à fait
libre, alors que je suis astreint par 613 commandements qui sont sensés
régir ma vie ?

En fait, lorsque ce peuple est sorti d'Egypte, il n'était
libéré que physiquement et restait encore moralement un peuple d'esclaves
incapable de vouloir assumer pleinement sa liberté. Cela peut apparaître
paradoxal, mais ce n'est qu'après avoir reçu la Torah sur le Mont Sinaï
qu'il s'est véritablement senti un peuple libéré. Dès l'instant où l'on est
le serviteur de Dieu, on ne peut plus être le serviteur des autres : on est
donc définitivement débarrassé de la mentalité d'esclave. !


Dans notre société moderne, on retrouve cette notion sous d'autres formes :
On peut rester « esclave de l'autre » dans le cadre de son travail ou bien
dans la course éperdue aux gains ou aux honneurs. Celui qui aime sa famille,
sa femme et ses enfants ne peut pas se sentir l'esclave. Les commandements
de la Torah, c'est un code de vie qui nous dit de quelle manière aborder les
lois civiles et morales. La Torah traite aussi bien de la circulation
routière que de l'environnement ou de la gestion d'une entreprise. Il faut
donc bien comprendre qu'elle est un ensemble de feux rouges et verts
installés dans notre vie, qui régit notre état d'homme. Et parmi ces feux
verts de la liberté, l'apprentissage à vivre une vie totalement épanouie
sans que notre liberté s'exprime au détriment de celle d'autrui.


La Torah nous dit dans Deutéronome 23,8 : L'Egypte faisait jeter tout
nouveau-né mâle juif dans le Nil. Pourtant, tu ne détesteras pas l'Egyptien
car tu as été un étranger dans son pays, alors que parallèlement, elle nous
dit dans Deutéronome 17,16  de ne jamais retourner en Egypte. La Torah nous
recommande l'éloignement de l'ennemi tout en maintenant à son égard une
relation humaine décente.

Lors de la commémoration de la sortie d'Egypte, où
les dix plaies tombèrent sur le peuple égyptien, dont la dernière la plus
cruelle, la mort des premiers nés égyptiens, les juifs premiers-nés,
descendant de ceux qui ont été épargnés par la main de Dieu, observent une
journée complète de jeûne et d'abstinence à la mémoire de toutes ces
victimes d'il y a deux mille ans.


Je terminerai en disant que dans l'idée de liberté, l'obligation du respect
de l'étranger est répétée trente-six fois dans la Torah, mais que ce respect
ne doit pas nous conduire à effacer notre identité. Comme a dit un jour
Léopold Senghor, « Pour prétendre à l'universel, il faut être solidement
ancré dans sa propre identité.

Monsieur Jean-Claude JACOB