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Homélie du dimanche 7 novembre 2010 PDF Imprimer Email
Année 2010

1ère lecture : du second livre des Martyrs d'Israël (7,1-2.9-14)
2ème lecture : de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (2,16-3,5)
Evangile : selon saint Luc (20,27-38)

Je terminais dimanche dernier mon homélie par ces mots : « La vie éternelle commence aujourd'hui ». En effet que de paroles de Jésus, de paraboles particulièrement, mettent en évidence notre responsabilité dans la gestion de notre vie présente où se joue aussi notre salut éternel ! « Ce que vous avez fait au plus petit d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ! » nous redit la parabole du Jugement dernier dan l'Evangile de Matthieu.

Etrangement, aujourd'hui, Jésus semble tenir un  tout autre langage dans ce surprenant dialogue avec les Sadducéens à propos de la Résurrection des morts à laquelle ils ne croient pas. Dans cette rocambolesque histoire de la femme aux sept maris, Jésus semble faire une coupure radicale entre la vie présente et la vie dans l'au-delà ! Dans l'au-delà, plus question de se marier puisqu'on ne mourra plus !

A y regarder de plus près, la parabole de ce dimanche est très intéressante ! Le mariage et la procréation, Jésus les voit comme une nécessité absolue pour la survie sur la terre, pour que la vie continue ! Dans l'au-delà, dit Jésus, l'amour et la vie seront éternels ! On peut donc en conclure qu'aimer et donner la vie ici-bas, c'est déjà communier à l'éternité ! Le don que Dieu nous fait de la vie est sérieux et définitif. Aujourd'hui, nous avons déjà un pied dans l'éternité !

Ceci dit, la foi en la  résurrection - la nôtre à la suite de celle de Jésus - reste un mystère c.à.d. un pari que nous risquons dans la foi et la confiance que nous mettons dans le Christ, dans ses paroles, dans ses actes et tout particulièrement dans sa mort en croix, par pur amour.

Au temps de Jésus, la résurrection était un sujet de vives controverses entre les Pharisiens et les Sadducéens. Ce jour-là, Jésus se trouvait un cœur de la controverse !

Je crois qu'il l'est toujours aujourd'hui dans le brassage des convictions de notre temps ! Notre témoignage vécu et courageux est plus que jamais capital ! Non seulement il entretient l'espérance d'un salut mais il donne sens à la foi présente !

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin