Joyeux Noël et heureuse année année 2012 !

L'église Saint-Martin fait partie du programme Eglises Ouvertes

Qui est en ligne

Nous avons 110 invités en ligne

Merci de vous inscrire sans plus tarder,
si vous souhaitez participer à la journée avec l'abbé Stricher

sur la lecture de l'évangile de Saint-Marc

le MARDI 14 FÉVRIER de 9h15 à 15h30 à ARLON Clairefontaine

chez les Prêtres du Sacré-Cœur, 81 rue du Cloître.

Lire la suite...
21 juillet 2010 - Intervention de la Communauté luthérienne PDF Imprimer Email

J'aurais voulu être un artiste et jouer pour vous, avec le brio d'un Bourvil, le sketch de l'eau ferrugineuse, - ajoutant ainsi une pinte de bon sang au bonheur un peu solennel du moment. J'aurais voulu être un grand savant capable d'inscrire la sublime nature du bonheur dans une formule mathématique. J'aurais voulu être un alchimiste afin de vous détailler par le menu, la recette cachée et la liste des ingrédients subtils du bonheur. Hélas, je ne suis qu'un amateur, un amateur de textes anciens.

L'auteur du livre biblique du Deutéronome prêtre au Très-Haut cette supplique adressée à l'humanité : « J'ai mis devant toi la vie et la mort : choisis ! ... choisis la vie. »

Qui d'entre nous ne rêve pas d'un bonheur absolu ? Mais voilà que régulièrement, chacun se prend à confondre être et avoir, aimer et posséder, la quantité avec la qualité. Alors, l'on se promet à soi-même de ne plus se laisser piéger. Mais voilà que le matérialisme et l'égoïsme, le superficiel, le rapide et le facile, nous tentent de plus belle.

« J'ai mis devant toi la vie et la mort : choisis ! » C'est le verbe choisir qui est au cœur du verset. Mais pour pouvoir choisir, il faut disposer de l'intelligence du choix ainsi que de la liberté du choix.

L'intelligence du choix. Celle-ci est évidemment offerte par l'éducation : l'éducation de la tête autant que l'éducation du cœur. Il ne suffit pas de savoir rationnellement comment le monde est interdépendant : il faut encore ressentir les implications de cette interdépendance dans toutes les fibres de notre humanité. Si le bonheur existe, alors celui-ci ne peut pas être solitaire, ni sélectif, ni élitiste, ni irresponsable. A dire vrai, le bonheur ne sera jamais acquis, - pire, le malheur demeurera une sombre menace pour tous, - tant qu'il restera au monde un seul humain malheureux.

L'intelligence du cœur et celle de l'esprit ne suffisent pas. Il faut encore la liberté du choix. A force de confondre la quiétude avec le bonheur, on oublie que le bonheur est le fruit d'une quête pleine de courage et d'énergie. Il y a donc aussi un combat à mener. D'abord, un combat personnel contre nous-mêmes, contre nos pesanteurs, nos fatalismes, nos stéréotypes, nos nombrilismes. Il y a ensuite un combat à mener contre les destructeurs de monde : ces hommes sans visage dont le seul objectif est de fabriquer toujours plus d'argent pour eux-mêmes ; ces tristes séducteurs dont les solutions simplistes désignent des victimes à sacrifier ; ces fous dangereux qui promettent des lendemains qui chantent à de pauvres diables ; tout ceux qui entendent faire le bonheur des autres contre eux-mêmes ; les marchands de rêves, les fabricants de nouveautés indispensables, ces concepteurs de frustrations ; les bien pensants qui donne conscience à ceux qui ont tout pour être heureux ; enfin, ceux qui offrent du pain et des jeux pour le reste, c'est -à-dire pour ceux qui, eux, n'ont rien pour être heureux.

Oui, le bonheur est une quête : une quête à mener en faveur de tous et une quête à mener tous ensemble.

« J'ai mis devant toi la vie et la mort : choisis la vie ».

Pasteur Jean-Louis CORNEZ - communauté luthérienne d'Arlon