Un article dans l'info-lettre du diocèse sur la Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes. NEUVAINE DU 3 AU 11 FÉVRIER
Fervente dévotion à Notre-Dame de Lourdes en province de Luxembourg
Cette
année encore, dans le sud Luxembourg, vous serez des centaines à prier
Notre-Dame de Lourdes durant une neuvaine qui débutera le 3 février pour
se terminer le 11 février. Cette neuvaine à Notre-Dame de Lourdes est
organisée depuis plus d'un siècle maintenant. Elle est née quasi en même
temps que le premier pèlerinage d'habitants de la province de
Luxembourg dans la cité mariale. |
| Homélie du dimanche 25 juillet 2010 |
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1ère lecture : du livre de la Genèse
(18,20-32) « Seigneur, apprends-nous à prier ! » Qui de nous oserait dire qu'il n'a plus à apprendre à prier ? Honnêtement, je pense que nous sommes encore nombreux à être des débutants en la matière ! Si c'est un constat à l'âge adulte, je pense que c'est encore bien plus vrai aujourd'hui pour les enfants et les jeunes ! Il faut reconnaître que la pensée dominante actuelle n'est pas très porteuse d'une telle démarche ! « Seigneur, apprends-nous à prier » demandait déjà un des disciples à Jésus qui était en prière, un jour, quelque part. La première chose à dire de la prière, c'est qu'elle est contagieuse. C'est en voyant Jésus prier que ses disciples ont envie. On ne peut parler de la prière à un autre (à un enfant par exemple) que si on prie soi-même. De plus, ce jour-là, dans la vie de Jésus est un jour comme les autres, pas nécessairement un moment exceptionnel. « Un jour, quelque part. » Sa prière fait partie de son ordinaire, de sa vie. Et Jésus de nous dire : « Quand vous priez, dites : Père... » La version de Matthieu ajoute : notre Père... De toute façon, l'interpellation est « communautaire ». Plus loin, on revient au « nous », « notre pain ». Toutes les demandes du Notre Père ne sont pas égocentriques, elles nous invitent à ouvrir nos mains et notre cœur aux autres et vers un avenir à vouloir et à construire ensemble. Le pain à partager, le pardon à offrir, la tentation du repli sur soi à éviter... est-ce bien ce que nous demandons à Dieu dans notre prière... pour que son Nom soit sanctifié et que son Règne vienne ? Notre prière demande toujours à être évangélisée... Ce « Notre Père » est une parole d'Evangile. C'est vrai qu'on en a fait surtout une formule. C'est vrai qu'on le récite et qu'on est tenté d'en faire parfois une monnaie pour négocier avec Dieu. Quand je veux demander quelque chose, je dis le « Notre Père » comme je compose une adresse ou un numéro de téléphone. Mais si le « Notre Père » est bien une Parole de Dieu, il faudrait le traiter comme une Parole d'Evangile, une Parole faite tout autant pour être écoutée que dite. Du coup, la prière est moins un rendez-vous pour parler à Dieu que pour l'écouter, pour me laisser évangéliser par cette écoute. Mais la prière du « Notre Père », c'est aussi un grand moment de communion fraternelle, de vie d'Eglise. C'est un grand cri vers Dieu, coloré de ce que chacun dit au moment où il prie. C'est particulièrement fort quand nous prions ensemble au cours de l'eucharistie. Une grande clameur vers Dieu, bariolée de nos joies et de nos peines, de nos générosités et de nos révoltes, de nos angoisses et de nos attentes pour l'avenir du Règne de Dieu (dans ma vie et dans notre monde). Toutes nos diversités sont là ! La prière commune nous permet de les mettre en communion et de les vivre en solidarité. Je vous le souhaite pour aujourd'hui ! Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin |



