| Formation Sud-Luxembourg Lire l'évangile de Saint Marc Une lecture continue et intégrale L'abbé Joseph STRICHER viendra rencontrer
LES PARTICIPANTS AUX GROUPES DE LECTURE de l'Évangile de Marc le MARDI 14 FÉVRIER de 9h15 à 15h30 à ARLON Clairefontaine chez les Prêtres du Sacré-Cœur, 81 rue du Cloître. Ce sera l'occasion partager nos découvertes, de faire émerger l'image de Jésus tel que Saint Marc nous le présente et de poser nos questions auxquelles l'abbé Stricher répondra. Il introduira ensuite la lecture de la fin de l'évangile de Marc. Attention, la rencontre aura lieu uniquement en journée ! Merci de vous inscrire avant le 7 février au 063 22 65 07 (entre 9h30 et 11h30) ou saintmartinarlon@gmail.com ou auprès de votre doyen. |
| Homélie du dimanche 18 juillet 2010 |
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1ère lecture : du livre de la Genèse
(18,1-10a) Pour la quatrième fois consécutive, l'évangile de ce dimanche d'été commence par ses mots : « Alors que Jésus était en route vers Jérusalem avec ses disciples... » Pour Jésus, comme pour ceux qui choisissent de le suivre, c'est la route de tous les risques, de tous les dangers, des missions passionnantes, de l'amour sans retour, du don de soi. C'est sur cette route-là que la semaine dernière un scribe rencontre Jésus et lui pose cette question existentielle : « Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? » Et encor cette autre question apparemment toute simple mais qui est loin d'être banale : « Qui donc est mon prochain ? » Et Jésus de lui répondre par la parabole du Bon Samaritain. Et aujourd'hui, voilà qu'on s'arrête un moment sur la route de Jérusalem au village de Béthanie, dans la maison des trois amis de Jésus : Marthe, Marie et leur frère Lazare. C'est une étape hautement symbolique. Entrons dans cette maison ! Tout d'abord, c'est la maison de l'hospitalité ! C'est Marthe qui fait le service. L'hospitalité pour un oriental, c'est quelque chose de viscéral et de sacré. Pensons à la rencontre d'Abraham au chêne de Mambré il y a près de 4000 ans : ouvrir sa tente à l'étranger, c'est laisser Dieu lui-même entrer dans son intimité ! J'ose espérer que pour nous aussi l'hospitalité est une valeur essentielle : bien recevoir et être bien reçu... en toute simplicité. Cela fait partie des plus belles joies de la vie ! C'est une valeur que l'on cultive particulièrement en temps de vacances ! Mais Béthanie, c'est encore le lieu annonciateur de l'événement pascal. C'est là qu'il confiera à Marthe, avant de ressusciter son frère : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt vivra. » Aujourd'hui, comme les autres fois où Jésus s'arrête à Béthanie, nous retrouvons Marthe aux fourneaux et Marie aux pieds de Jésus qui écoute ses paroles. Béthanie, comme la dernière cène du jeudi-saint, dresse le portrait du disciple de Jésus : celui qui écoute la Parole pour mieux servir ses frères. Au risque de vexer celles qui sont aux fourneaux, c'est à Marie que Jésus dit : « Tu as choisi la meilleure part ! » Marie est celle qui reçoit la parole qui accompagne et donne sens au geste du service. Marthe et Marie, à elles deux, sont le portrait du disciple de Jésus. C'est tout le mystère de l'Eglise. En ce sens, Béthanie, c'est bien l'icône de l'Eglise, de nos communautés, de nos familles, de chacune de nos maisons. Marthe et Marie : l'écoute de la Parole et le service de l'autre. La prière et l'action. A Taizé on dit : lutte et contemplation. Jamais l'un sans l'autre. C'est ce que révèle la maison de Béthanie. Je pense à Mère Teresa qui demandait à ses sœurs, comme elle le faisait elle-même, avant d'aller ses frères sur les trottoirs de Calcutta, de prendre deux heures de prière avant d'aller son frère, c'est servir Dieu. C'est ça la mission de la prière : nous aider à découvrir la grandeur du service. Aujourd'hui, laissons-nous inviter à Béthanie et puissions-nous redécouvrir, nous aussi, ces deux pôles essentiels de notre vie de disciple : écouter la Parole et servir son frère. Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin |



