Un article dans l'info-lettre du diocèse sur la Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes. NEUVAINE DU 3 AU 11 FÉVRIER
Fervente dévotion à Notre-Dame de Lourdes en province de Luxembourg
Cette
année encore, dans le sud Luxembourg, vous serez des centaines à prier
Notre-Dame de Lourdes durant une neuvaine qui débutera le 3 février pour
se terminer le 11 février. Cette neuvaine à Notre-Dame de Lourdes est
organisée depuis plus d'un siècle maintenant. Elle est née quasi en même
temps que le premier pèlerinage d'habitants de la province de
Luxembourg dans la cité mariale. |
| Homélie du dimanche 4 juillet 2010 |
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1ère lecture : du livre d'Isaïe (66,10-14c) « Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprit vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux » Lc.10,20 Si vous avez fait attention, ce « réjouissez-vous ! » nous accompagne depuis la première lecture, lorsque il était question de se réjouir avec Jérusalem. C'est intéressant. Le Seigneur, ce matin, vient nous interpeller sur nos joies. Qu'est-ce qu'il fait toute ma joie ? Qu'est-ce qu'il me faut, aujourd'hui, pour être vraiment heureux ? On croit souvent que nos joies sont liées aux expériences nouvelles que nous vivons, aux efforts que nous faisons, aux résultats que nous obtenons. Un peu comme les disciples de ce dimanche qui rentrent de mission, tous joyeux, forts de toutes ces expériences inoubliables qu'ils ont vécu : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom » Lc.10, 17 Oui, sans doute. Mais si le Christ se presse à calmer un peu leur enthousiasme c'est parce qu'il sait que ces joies ont une vie courte : juste le temps de passer à autre chose. Voilà pourquoi il les recentre sur un type de joie bien plus intime et durable. C'est la joie d'une prise de conscience, celle de se savoir aimés : « Vos noms sont inscrits dans les cieux ! ». Quelle joie, en effet, de savoir qu'on nous aime et que nous avons du prix aux yeux de quelqu'un. Et si souvent nous reconnaissons notre valeur à la qualité du regard qui est posé sur nous, alors nous comprenons qu'évangéliser ce n'est autre chose que porter sur les autres, par notre regard, cette même lumière qui brille dans les yeux de Dieu, quand il nous regarde. Voilà pourquoi le Christ insiste auprès de ses disciples pour qu'ils prennent conscience que leurs noms sont inscrits dans le cœur même de Dieu, dans son regard. C'est seulement à ce moment-là que nous comprendrons qu'évangéliser n'est pas importuner les gens en faisant juste du prosélytisme. Evangéliser, fondamentalement, c'est arracher tant d'hommes et de femmes à des regards trop souvent indifférents, voir même salissants, médiocres, rabaissants. C'est leur ouvrir une fenêtre sur le ciel, par notre propre regard. Mais alors toute la question, ce matin, c'est de savoir quelle est la qualité de notre regard ! Est-ce que nous avons un regard assez lumineux pour qu'il soit ‘‘évangélisateur'', c'est-à-dire pour qu'il soit porteur de la lumière et de la présence aimante de Dieu ? Est-ce que la personne qui croise notre regard, comme celle qui a croisé le regard de ces disciples, peut ressentir elle aussi que le Règne de Dieu est tout proche d'elle (Lc.10,9) ? Quel qu'il soit notre regard, ce matin nous avons tous besoin de nous replonger, encore une fois, dans ce regard aimant que Dieu pose sur nous. C'est pourquoi j'ai envie de vous lire une lettre que j'ai trouvé sur Internet (tirée du Dimanche Junior, n°39, du 20 octobre 2002) et que j'utilise souvent dans des retraites avec les jeunes. Je vous invite à l'accueillir comme un cadeau, comme un clin d'œil de Dieu pour vous, sans vous sentir infantilisés. C'est la lettre que Dieu voudrait nous adresser ce matin à chacun de nous, quel qu'il soit notre âge : « Mon enfant, Pour être sincère, ça fait longtemps que j'essaie de te parler, face à face, comme on parle à un ami (Exode 33,11). Et ce n'est pas facile de ne pas pouvoir parler à quelqu'un qu'on aime, surtout quand on voit qu'il passe des moments difficiles. Tu te demandes peut-être pourquoi je ne l'ai pas fait jusqu'à maintenant ou pourquoi il semble que je ne l'aie pas fait. C'est qu'il y a une chose que je ne veux pas t'enlever, quelque chose que je t'ai donné un jour et qui est à toi : la liberté. Je ne veux pas te l'enlever même si parfois j'en souffre. Je ne sais pas quelle image tu te fais de moi, peut-être pas une très bonne, mais ce n'est pas grave car elle ne vient pas de toi. Ce que tu as vécu, ce qu'on t'a raconté t'a amené probablement à avoir une mauvaise image. Ce n'est pas de ta faute. La seule chose que je peux te dire, c'est que je t'ai toujours aimé d'un amour éternel (Jérémie 31,3). Laisse-moi donc te raconter ton histoire, te dire comment je l'ai vécue. Le jour où tu es né, c'était la fête ici. Imagine : ça faisait une éternité qu'on t'attendait. Tu n'es pas là par hasard, tu es né de mon Amour. Avant de te former dans le ventre de ta mère, je te connaissais (Jérémie 1,5). Tu as commencé à grandir et je me suis mis à rêver à ton sujet parce que tu portes en toi ma trace. Je t'ai créé à mon image et ressemblance (Genèse 1,26). Tes parents rêvaient peut-être des études que tu ferais, avec qui tu te marierais... Moi, je rêvais du moment où tu me dirais ‘‘Papa'', j'espérais que tu t'épanouisses en tant que personne, comme je t'ai créé : libre, frère de tous... Tu grandissais et je prenais soin de toi, je t'apprenais à marcher en te prenant par les bras (Isaïe 11,3), comme n'importe quel parent le ferait avec son enfant, même si tu ne me reconnaissais pas. Mais ça n'avait pas d'importance. Est-ce que, par hasard, une femme oublie son enfant ? Eh bien, même si ton père et ta père t'oubliaient, moi je ne t'oublierai jamais (Isaïe 49,15). Tu grandissais, tout ce qui t'entourait te parlait de moi parce que je t'ai toujours entouré de liens humains, de liens d'amour (Isaïe 11,4) et je regrette si tous ces liens n'ont pas su te le faire comprendre. Mais ça n'a plus d'importance. Maintenant tu es là. Et je continue à rêver à ton sujet... à attendre que tu me parles. C'est vrai que tu as parfois vécu des choses dures. Rappelle-toi tous ces moments où tu sentais que quelque chose se rompait en toi, quand on t'a oublié, humilié, quand on t'a fait du mal. Moi aussi je souffrais. Mais le plus dur pour moi a été de ne pas pouvoir te parler. Je voulais te faire comprendre que tu n'étais pas seul, que j'étais et que je serai toujours avec toi (Isaïe 43,5). Si aujourd'hui tu regardes en arrière, tu découvriras un Dieu qui a souvent ri et pleuré avec toi, un Dieu qui souffre de ne pas te voir plus heureux. Je suis ton père et je suis ému jusqu'aux entrailles quand je pense à toi (Jérémie 31,20). Je continue de rêver avec ta vie, car tu sais bien qu'elle vaut plus que des études, plus qu'une profession et je voudrais tellement que tu saches la vivre, car beaucoup de gens dépendent aussi de toi. Je compte sur toi. Tu es la prunelle de mes yeux (Zacharie 2,8). Je t'aime. Ton Père » Abbé Pietro CASTRONOVO - Vicaire à Saint-Martin |



