LES CARREFOURS DE LA PAROLEUN TEMPS DE CATÉCHÈSE INTERGÉNÉRATIONNELLELE TOMBEAU VIDEFabulation ou résurrection ? à la rencontre de témoins. . . En ce temps fort de préparation à Pâques, un moment de convivialité, de réflexion, de découverte, de partage et de célébration. SAMEDI 3 MARS 2012 de 13h30 à 18h à l'ÉGLISE SAINT-MARTIN GRAND JEU RALLYE À LA RECHERCHE DES TÉMOINS Temps d'échange et de réflexion en groupes CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE Animation spéciale pour les 2 ½ ans à 6 ans Renseignements et inscriptions 063/226507 ou 0487/402649 saintmartinarlon@gmail.com |
| Homélie du dimanche 13 juin 2010 |
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1ère lecture : du second livre de Samuel
(12,7-10.13) Comment cette « allumeuse » a-t-elle bien pu arriver jusqu'à Jésus ? D'accord, vous connaissez comme moi le dicton : « ce que femme veut... ». Mais quand même ! Comme l'écrit Gabriel RINGLET (dans « L'éloge de la fragilité ») : « Vous mesurez les obstacles qu'elle a dû franchir ? Dans son « milieu » d'abord dont l'Evangile laisse entendre qu'il était peut-être celui de la prostitution. Je devine ici le ricanement de ses « collègues » ! Mais chez Simon ? Comment s'y est-elle prise pour forcer le barrage des domestiques et rejoindre la table des hommes ? » L'irruption de la femme dans la salle à manger ne provoque pas seulement une perturbation matérielle et de convenances sociales. Avec le dialogue que Jésus provoque, cette irruption incongrue amène à une véritable perturbation intérieure, spirituelle. Tout cela, chez un Pharisien ! Simon, le pharisien n'est pas dupe : « Si cet homme était prophète il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse. » C'est à n'y plus rien comprendre ! La question rejaillit inévitablement sur Jésus : il ne peut pas être prophète, un envoyé de Dieu. Il est d'ailleurs tout aussi étonnant de remarquer que les deux autres rencontres majeures de Jésus avec des femmes, la Samaritaine et la femme adultère, concernent des femmes qui ont des « problèmes » avec leur sexualité ! Or, Jésus ne commence pas par faire des reproches à ces femmes. C'est même à la Samaritaine qu'il révèle, pour la première fois, qu'il est le Messie ! « Si tu savais le don de Dieu ! » lui dira-t-il ! On peut se poser la question : en matière de mœurs, Jésus est-il trop libéral... voire libertaire ? Je ne pense vraiment pas ! Il est d'ailleurs le premier à rappeler l'idéal du mariage : « Ce que Dieu a uni, que personne ne le sépare ! ». Mais il est aussi celui qui n'enferme pas les gens dans leurs fragilités, leurs faiblesses, voire leurs échecs. Au-delà des apparences, il sait que cette femme qui pleure à ses pieds est à la recherche d'un amour authentique. Lui seul est capable de le lui donner. Et il sait que s'il repousse cette femme, il l'enferme à jamais dans sa souffrance et sa misère. Jésus vient pour révéler à tout homme et toute femme le vrai secret du sens de la vie : Dieu t'aime envers et contre tout ! Frères et sœurs, mes amis, l'Eglise doit toujours s'interroger sur le discours qu'elle tient sur l'amour humain, sur sa manière de rencontrer tout être humain dans son vécu, quel qu'il soit. Oh, bien sûr, il ne s'agit pas de tout banaliser mais de permettre à chacun de se relever si nécessaire et de grandir au chemin de l'amour, source de tout bonheur. Mais cette interrogation ne concerne pas seulement ceux qui ont autorité dans l'Eglise ! Elle nous concerne tous et chacun : est-ce que mon regard, ma parole, mon écoute et mon soutien aident l'autre à trouver son chemin de bonheur, à se savoir aimé de Dieu, follement aimé de Dieu, aimé et pardonné... pour qu'il puisse aimer et pardonner à son tour !? Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin |



