Un article dans l'info-lettre du diocèse sur la Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes. NEUVAINE DU 3 AU 11 FÉVRIER
Fervente dévotion à Notre-Dame de Lourdes en province de Luxembourg
Cette
année encore, dans le sud Luxembourg, vous serez des centaines à prier
Notre-Dame de Lourdes durant une neuvaine qui débutera le 3 février pour
se terminer le 11 février. Cette neuvaine à Notre-Dame de Lourdes est
organisée depuis plus d'un siècle maintenant. Elle est née quasi en même
temps que le premier pèlerinage d'habitants de la province de
Luxembourg dans la cité mariale. |
| Homélie du dimanche 11 avril 2010 - 2ème dimanche de Pâques |
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1ère lecture : du livre des Actes des Apôtres (5,12-16) 2ème lecture : de l'Apocalypse de saint Jean (1,9-11a.12-13.17-19) Evangile : selon saint Jean (20,19-31) Frères et sœurs, Au moment du credo, chaque dimanche nous proclamons, souvent sans broncher, presque mécaniquement il ressuscita le troisième jour conformément aux Ecritures. Il semble bien que pour nous la résurrection soit une évidence. Et c'est très bien qu'il en soit ainsi. Il n'en n'était cependant pas de même pour les apôtres. En effet, cet événement fondateur du Christianisme s'est déroulé dans la plus grande confusion. Avant d'avoir foi en la résurrection du maître, les apôtres vivaient dans la crainte et le doute. Nous en avons encore la preuve dans l'Evangile du jour. Jean nous y relate deux apparitions vécues à huit jours d'intervalle. Malgré l'annonce de la résurrection par Jésus lui-même, ses amis ont peur. Ils sont encore enfermés dans le chagrin. On peut les comprendre. Pourtant Jésus est là avec eux. Il vient les soutenir. Il reviendra même pour aider Thomas à croire. Pour lui permettre de proclamer sa foi. Le Seigneur accepte nos doutes. Quand on se dit cela, on trouve le personnage de Thomas bien sympathique. Il est confortable pour nous de trouver dans l'Evangile un proche de Jésus qui manque de foi. Cela nous rassure lorsque nous aussi nous manquons de foi. Si vous le voulez bien, quittons notre ami Thomas pour nous élever un peu au dessus du texte, pour le voir dans son ensemble et ainsi découvrir que cet évangile évoque trois groupes de personnes. D'abord les disciples, c'est évident. Ensuite, les premières communautés chrétiennes qui au moment où Jean écrit son Evangile viennent de vivre des années de persécution. Pour ces premiers témoins de la foi, chaque célébration du Christ ressuscité, le premier jour de la semaine, pouvait leur coûter la vie. Enfin, Saint Jean - et là, ce n'est pas très évident - parle de nous qui sommes rassemblés dans cette belle église d'Arlon. Ces trois groupes issus d'époques et de cultures différentes ont un point commun. Ils célèbrent le Seigneur ressuscité le premier jour de la semaine. Comme dans l'Evangile, le Seigneur se tient ici au milieu de nous au travers de sa Parole, dans l'eucharistie et dans son peuple qui fait Eglise ici à Saint Martin. Le Seigneur est là, il veut nous donner la joie en déverrouillant nos portes intérieures.Parfois nous sommes verrouillés par nos soucis familiaux, professionnels, de santé, de couple. Parfois cela prend du temps pour sortir de nos angoisses, de nos doutes. De la même manière, Thomas a dû cheminer vers la foi, la libération. Mais il n'était pas seul pour vaincre la désespérance, il était soutenu par les autres disciples qui lui ont dit : « crois-nous, Jésus est vivant, ressuscité, il nous donne la paix, il nous donne l'Esprit, il nous envoie comme il a été envoyé et surtout il dit que le péché peut être remis, les fautes peuvent être pardonnées. » Les apôtres sont morts depuis bien longtemps C'est donc à nous que revient la mission de témoigner de la bonne nouvelle de la résurrection du Christ. Non pas comme on le faisait par le passé en convertissant de force à coup de catéchisme et de bonne conscience. Evangéliser aujourd'hui, c'est aller chez ceux qui sont les plus éloignés de nous, c'est s'intéresser à ce qui les intéresse, c'est aussi se laisser interpeller par ce qu'ils vivent. C'est là, dans ce que vivent nos contemporains que nous pourrons déceler les traces de Jésus ressuscité. Dans quelques instants, nous serons invités à nous donner la paix. Comme Jésus l'a donnée à ses amis. En disant « la paix du Christ » à mon voisin, est-ce que je m'engage à le soutenir lorsque son cœur sera verrouillé par la souffrance, est-ce que je m'engage à lui apporter la joie et surtout suis-je prêt à pratiquer la miséricorde, le pardon, lorsque les conflits apparaîtront. Si nous répondons positivement à ces trois questions issues de l'Evangile du jour, alors nous ne dirons jamais plus de la même manière, cette belle phrase du credo : il ressuscita le troisième jour. Amen Olivier CRUCIFIX - Diacre permanent dans le doyenné de Virton . |



