Merci de vous inscrire sans plus tarder, sur la lecture de l'évangile de Saint-Marc le MARDI 14 FÉVRIER de 9h15 à 15h30 à ARLON Clairefontainechez les Prêtres du Sacré-Cœur, 81 rue du Cloître. |
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| Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes - Homélie du mercredi 10 février 2010 |
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CREDO - JE CROIS
Lors de chaque Eucharistie, nous répétons ces mots un certain nombre de fois. Dans notre Credo, nous affirmons croire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Et nous terminons notre profession de foi par la très belle phrase « Je crois en la vie éternelle. » Quand on y réfléchit, c'est une affirmation hors du commun ! D'abord, parce qu'il s'agit d'un engagement. En effet, cette prière que nous récitons ensemble, nous la disons à la première personne. Ce n'est pas « nous croyons », mais bien « je crois. » C'est donc bien de ma foi personnelle qu'il s'agit ; pas celle de mon conjoint, ni celle de mon voisin ou d'un autre quidam, mais bien de la mienne. Ensuite, nous affirmons croire en la « vie éternelle.» Et si nous sommes quelque peu pratiquants, c'est chaque dimanche (ou presque) que nous le répétons ; c'est tellement important dans la vie du chrétien, que celui-ci est invité à la redire chaque semaine !! Ce n'est même pas une question que l'on se pose ; nous n'employons ni le conditionnel, ni de « si » ou de « peut-être ». Nous affirmons, au présent, « Je crois en la Vie Eternelle. » Croire ne veut pas dire douter ; croire veut dire faire confiance, comme l'explique très bien cet évêque à la jeune Eva dans le livre de Pietro DI PAOLI. Je crois en Toi ; je Te fais confiance. Je crois en la Vie Eternelle, j'ai confiance en l'avenir. Eh oui ! Quel merveilleux cadeau nous avons reçu là : l'ETERNITE !! La Vie nous est donnée et elle ne nous sera pas reprise !! Et pourtant nous avons la fâcheuse habitude d'associer cette éternité à la mort : quel paradoxe !! Et quelle erreur !! Comme si Dieu nous disait qu'il nous faut mourir avant de goûter à la vie, avant de connaître son Amour. Car c'est bien de cela dont il s'agit (et de rien d'autre) : l'Amour de Dieu pour l'Homme. L'Amour de Dieu pour chacun d'entre nous : notre Père qui est aux cieux nous connaît et nous aime individuellement dans notre spécificité et notre unicité. Il me paraît donc réducteur de limiter l'Amour du Père à nos seuls défunts. D'ailleurs, Dieu lui-même a revêtu notre fragilité humaine en nous envoyant son Fils ; ce mystère de l'Incarnation montre combien la nature humaine a du prix aux yeux de Dieu. Bien plus que nous ne pouvons l'imaginer ... On ne le répètera jamais assez : Dieu est Amour et cet Amour peut nous transformer. Je dis bien « peut », car dans sa grande bonté, Dieu nous laisse libre. Croire n'est pas une obligation. Croire est un choix que l'homme peut faire à TOUT moment. Si nous le voulons donc, cette transformation peut commencer aujourd'hui même, à chaque instant ! Surtout, profitons-en dès maintenant et osons témoigner de la grandeur de cet Amour, en vérité, au travers de nos paroles, au travers de nos actes et au travers du regard que nous posons sur les autres, car « ce que vous faites à l'un des plus petits, c'est à moi que vous le faites » nous dit Jésus. Et en disant ces mots, je pense au titre d'un livre de Marie DE HENNEZEL : « Le souci de l'autre. » « Le souci de l'autre » : tout est dit avec ces quelques mots. Car aimer, c'est tout simplement accorder de l'importance à l'autre. Pas seulement à l'un ou l'autre, mais à l'Autre, avec un grand A ! Ce qui veut bien dire qu'il s'agit de TOUS les autres ; de tous ceux qui sont autre, càd qui ne sont pas moi, mais qui sont mes frères et sœurs dans le Christ. Car si nous affirmons croire que Dieu est Père, cela veut bien dire que nous sommes tous ses enfants, et que Dieu nous aime TOUS, sans distinction aucune ; même sans distinction de religion !! « L'enfer, c'est les autres » a dit en son temps un philosophe. En effet, ce sont eux qui m'empêchent de faire exactement ce que je veux ; ce sont eux qui entravent mes projets égoïstes. A contrario, « sans les autres, c'est l'enfer » ! L'homme est un être de communication. Si le silence et la solitude sont parfois nécessaires et même vitaux, notamment parce qu'ils permettent l'intériorité, l'homme est fondamentalement un être de relation. Oh, certains plus que d'autres ; à chacun son tempérament ... Mais nous avons besoin des autres pour grandir et vivre pleinement. Là où réside le merveilleux défi de l'Evangile, c'est de voir, en l'autre, sa part de divin. Car en effet, en chaque être humain, réside une part de divin. Et la boucle est bouclée ! Plus je me rapproche de Dieu, plus je me rapproche des autres ; plus je me rapproche de ceux-ci, plus je me rapproche de Dieu. A ce stade de ma réflexion, je me demande si une bonne part de la qualité de nos relations ne réside pas dans la qualité du regard que nous portons sur l'Autre. Est-ce un regard bienveillant et sans jugement aucun, quelles que soient les circonstances, ou un regard empli de préjugés et d'à priori ? Tout ceci ne se fait évidemment pas du jour au lendemain. C'est un long cheminement qui demande patience, persévérance et remise en question, mais qui peut, si nous le voulons, commencer dès maintenant. Certes, nous ne sommes pas Dieu !! Nous sommes plein d'imperfections et c'est important d'en être conscients ! Mais Dieu nous invite à aller au-delà en portant un regard de qualité sur ceux qui nous entourent, un regard d'Amour vrai en ayant à l'esprit le souci et le bien-être de ceux que nous rencontrons. Alors, et alors seulement, nous aurons l'immense bonheur de vivre des relations au parfum divin. Oui, c'est clair, c'est un fameux pari que d'affirmer « Je crois en la vie éternelle », car en effet, il n'existe aucune preuve matérielle, aucune démonstration scientifiquement correcte pour venir corroborer cette thèse ! Seulement la conviction intime, de l'Amour infini de notre Créateur pour chaque être humain, seulement l'intime conviction que le destin de l'homme est plus grand que sa seule vie terrestre. Yannick DELACROIX - DENIS |



