LES CARREFOURS DE LA PAROLEUN TEMPS DE CATÉCHÈSE INTERGÉNÉRATIONNELLELE TOMBEAU VIDEFabulation ou résurrection ? à la rencontre de témoins. . . En ce temps fort de préparation à Pâques, un moment de convivialité, de réflexion, de découverte, de partage et de célébration. SAMEDI 3 MARS 2012 de 13h30 à 18h à l'ÉGLISE SAINT-MARTIN GRAND JEU RALLYE À LA RECHERCHE DES TÉMOINS Temps d'échange et de réflexion en groupes CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE Animation spéciale pour les 2 ½ ans à 6 ans Renseignements et inscriptions 063/226507 ou 0487/402649 saintmartinarlon@gmail.com |
| Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes - Homélie du mardi 9 février 2010 |
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Je crois en l'Eglise et avec Elle. Ac. 9,31-42 Ps. 115 (116) Jn. 6, 60-69 Frères et sœurs, Chaque texte biblique, nous le savons, peut nous rejoindre les chrétiens du XXI° siècle. Nous pouvons d'ailleurs nous en rendre compte, encore une fois, grâce à l'Evangile qui vient d'être proclamé. En effet, nous pouvons y déceler certains points communs entre ce que vit Jésus et ce que vit l'Eglise d'aujourd'hui. De fait, certains disciples qui suivaient Jésus jusque là se détournent de lui. Ils n'arrivent pas à croire que Jésus puisse être le pain de vie. Aujourd'hui encore, des disciples de Jésus quittent le groupe. Ils ne comprennent plus certains dogmes, certaines prises de position de l'Eglise, ils ont vécu des conflits douloureux avec des prêtres, des diacres, ils se laissent influencer par certains médias. D'autres passent par la nuit de la foi. A cause de toutes ces frustrations, ils tournent le dos à l'Eglise et s'en vont sur la pointe de pieds. Cela ne signifie pas forcément qu'ils se détournent du Christ. Mais ils quittent la communauté. Nous pouvons être tristes de voir des frères et sœurs en Christ quitter l'Eglise, mais nous n'avons pas à les juger. Car ils sont libres. Nous sommes libres de suivre Jésus, de suivre l'Eglise. Pour nous en convaincre, il suffit de nous pencher sur l'Evangile et d'y lire ce que Jésus demande aux apôtres : «Voulez-vous partir vous aussi » ? De nos jours, on dirait : « Je ne vous retiens pas ». Pierre, au nom des Douze, réaffirme son attachement au Christ : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les Paroles de la vie éternelle ». Si nous répétions au fond de notre cœur cette affirmation, ce credo : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les Paroles de la vie éternelle ». Si nous croyons vraiment que Jésus est celui qui nous fait vivre. Si nous croyons vraiment que l'Eglise n'est pas poussiéreuse, mais qu'Elle est un peuple de baptisés qui se fortifient les uns les autres dans la foi en Jésus ressuscité. Alors, il nous reste une chose à faire. Retrousser nos manches. Car c'est à nous, communauté chrétienne qu'est confiée la mission de faire vivre cette Eglise en laquelle nous croyons. Et si nous croyons en Jésus, mort et ressuscité et en son Eglise, alors, nous transmettrons au monde dans lequel nous vivons un message unique, un message d'amour, le message de Jésus-Christ. Le monde qui semble si frileux face à l'Eglise a soif d'amour et de paix. L'Eglise, peuple de baptisés, peut lui apporter cela. Le monde nous accueillera à une seule condition. Il faut que les chrétiens soient cohérents. Il est important que nous vivions notre foi en actes. Dans un monde disloqué, c'est au travers de nos engagements et de notre vie quotidienne que nous pouvons témoigner de notre appartenance à la communauté chrétienne, de notre foi en l'Eglise. Or, pour être crédible, il est important que l'Eglise devienne de plus en plus fraternelle. N'est-ce pas ce qu'a fait le Pape Jean-Paul II ? En initiant les Journées Mondiales de la Jeunesse, il a permis aux jeunes de faire Eglise, de vivre, au nom de l'Evangile, une véritable fraternité. Si nos communautés sont de plus en plus neuves, si l'autre est accueilli et se sait reconnu (Jean-Claude Gianadda) , alors nous pourrons faire des miracles, comme Pierre, dans la première lecture. Il guérit Enéas comme Jésus avait guérit le paralytique. Il ressuscite Tabitha. Comme Jésus avait ressuscité la fille de Jaïr. A nous de remettre debout tous les petits que nous rencontrons. Et les occasions ne manquent pas. Les chemins de souffrance de nos contemporains passent par nos quartiers, nos villes, nos écoles, nos usines, notre bus, notre bureau. Si nous arrivons à agir fraternellement, chacun à notre niveau, nous pourrons faire passer ce jeune, dont les parents se séparent, de la mort de l'angoisse, de la culpabilité à la lumière de l'espoir et nous re --ssusciterons en lui la joie de vivre. Cette attitude, nous pouvons l'étendre au malade, à la personne âgée qui attend pendant des heures une visite de proches qui ne viendront pas. Oui, l'Evangile d'aujourd'hui nous invite, dans la foi, à redire oui au Seigneur, à nous engager en Eglise, à sa suite, à vivre une réelle fraternité avec tous ceux que nous croisons. Mais pour cela, nous avons besoin de nous ressourcer en communauté au centre de laquelle se trouve l'Eucharistie. Fortifiés par une vie communautaire joyeuse, nous pourrons transmettre du bonheur et de l'amour autour de nous. Croire en l'Eglise, c'est croire que ce peuple de baptisés est le rassemblement de tous ceux et celles qui veulent bâtir un monde d'amour en lien avec l'Evangile. Cette Eglise là est passionnante. Cette vision de l'Eglise est contenue dans la prière du Mouvement Eucharistique des Jeunes où j'ai découvert ma vocation. Permettez-moi de la prier avec vous. Apprends-nous
Seigneur à te choisir tous les jours, à redire ton oui en chacun de nos actes. Rends-nous frères, Toi qui nous as rassemblés. Fais de nous des témoins devant tous, de ce que nous avons vu et entendu, de ce que nous croyons et vivons. Amen Olivier CRUCIFIX - Diacre permanent du doyenné de Virton |



