Depuis la date du 20 janvier 2016, différents membres de notre doyenné ont décidé de se mettre autour d'une table pour parler de l'avenir de notre Église locale et de nos paroisses. Cela, face aux changements majeurs que nous vivons au sein de notre société et de notre Église. Parce que non seulement nous vivons dans ce monde, mais aussi et surtout parce que le message de l'Église, la bonne Nouvelle de Jésus s'adresse à notre monde d'aujourd'hui, tel qu'il évolue avec ses mentalités, ses mutations et ses évolutions...

Autour de la table, il a été question de nous interroger, d'échanger et de chercher comment avancer, comment discerner et annoncer la présence de Dieu dans ce monde qui lui appartient en même temps qu'il nous appartient aussi. C'est la question qui a été confiée à un petit comité de réflexion qui, lui, s'est déjà réuni à trois reprises, le 05 avril, le 19 mai et le 09 juin, pour en débattre. Constats d'ouverture de pistes de réflexion ou de propositions ont constitué le travail le travail de ce petit comité.  Des constats, des réflexions et des propositions qui seront soumis  à l'assemblée de tout le doyenné.

Aussi  proposons-nous de convoquer une assemblée plus large, pour le mercredi  14 septembre 2016, à la salle St Hubert à Fouches pour présenter à l'ensemble de tout le doyenné les fruits ou les pistes de nos réflexions. Tout en vous invitant à noter la date dans vos agendas, nous vous rappelons que la présence de chacun est vivement souhaitée, étant donné l'importance des enjeux et de la question.


Homélie du dimanche 1er novembre 2009 - Toussaint PDF Imprimer Email
Année 2009

1ère lecture : de l’Apocalypse de saint Jean (7,2-4.9-14)
2ème lecture : de la première lettre de saint Jean (3,1-3)
Evangile : selon saint Matthieu (5,1-12a)

 

La sainteté !... Un mot qui fait ringard de nos jours, dans une société où la satisfaction immédiate de son ego – de son épanouissement personnel – est devenu l’objectif conscient ou inconscient du plus grand nombre et dans une culture dominée par cette « non-évidence de Dieu » chantée sur tous les tons par une certaine laïcité particulièrement agressive, rancunière et injuste à l’égard du christianisme. (Heureusement, je peux en témoigner, tous les laïques ne tombent pas dans le travers d’Anne Morelli !)

De nos jours, faire de la relation à Dieu la référence du sens de sa vie et de son engagement, cela ne fait pas très branché ! Les critiques et les quolibets qui se sont fait en entendre au moment de la canonisation du père Damien ont mis en évidence ce qu’on pourrait appeler « un négationnisme » de l’héritage chrétien. Pourtant, c’est bien la fascination de l’Evangile et de l’amour de Jésus – lui qui croyait par-dessus tout en l’homme – qui ont poussé tant de figures emblématiques d’hier et d’aujourd’hui encore vers un héroïsme de l’amour, particulièrement des plus démunis, « jusqu’à donner sa vie pour Dieu et pour ses frères ». Les figures marquantes ne manquent pas : de Vincent de Paul à Mère Teresa et à l’abbé Pierre, en passant par Damien, l’apôtre des lépreux et Jeanne Jugan, la fondatrice des petites sœurs des pauvres, tous deux proclamés « saint » il y a quatre semaines… Tant de témoins émouvants du bonheur des Béatitudes… le bonheur d’aimer sans limites… et de se découvrir aimés….

C’est bien cette fascination de Dieu sur nos vies d’hommes et de femmes que nous chrétiens nous aimons célébrer chaque année le premier novembre. C’est l’occasion, pour les disciples de Jésus de retrouver « le goût de la source », la joie de mettre l’Evangile et particulièrement les Béatitudes au fondement de notre vie, à la suite de tant d’autres. La Toussaint c’est aussi la fête du peuple de Dieu solidaire et toujours en marche… .

Et c’est dans la foulée de cette fête que demain, nous ferons du deux novembre le jour de prière pour tous nos défunts. C’est un jour de mémoire et de communion avec tous ceux et celles que nous avons connus et aimés et qui poursuivent « au centuple » dans la Vie éternelle – « la Maison du Père » pour reprendre l’expression de Jésus – ce qu’ils ont, eux aussi, - modestement ou héroïquement – commencé de vivre sur cette terre. Car la vie éternelle nous l’anticipons déjà maintenant en mettant jour après jour nos pas dans les pas du Ressuscité et de tous les saints !

Si les citrouilles et les sorcières d’Halloween ont été inventées pour nous faire peur, les chrysanthèmes déposés sur les tombes de nos proches et surtout les prières que nos assemblées font monter vers Dieu pour eux en ces jours sont des signes de la mémoire du cœur et surtout de l’espérance que la peur et la mort n’auront pas le dernier mot ! « Heureux les artisans de Paix, ils seront appelés fils de Dieu ! »

Je vous souhaite de faire le  bon choix… pour le bonheur du monde, le monde d’aujourd’hui et le monde de demain ! Avec courage, conviction et enthousiasme ! Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?!...

 

Abbé Jean-Marie JADOT – Doyen de Saint-Martin