Le futur vitrail de l'église St-Martin à Arlon: une trace pour l'avenir

En 2014, l'église Saint-Martin d'Arlon fêtait ses cent ans. Parmi les projets retenus pour célébrer l'anniversaire: celui d'un nouveau vitrail sur le thème du ''Matin de Pâques''. Si la réalisation est toujours en cours, une première partie de l'œuvre a déjà été installée récemment. Etienne Tribolet, maître-verrier, poursuit le travail ''pour la communauté présente et à venir''.

Les premiers contacts entre l'abbé Jean-Marie Jadot et Etienne Tribolet - maître-verrier à Honnay, près de Beauraing - remontent à 2007. À l'époque, le doyen d'Arlon et le comité de sauvegarde de l'église Saint-Martin réfléchissaient aux possibilités de commémorer le centenaire de l'édifice. En déc

idant de remplacer le vitrail blanc situé au-dessus de l'entrée principale, les responsables de la paroisse faisaient le choix non seulement d'enrichir le patrimoine culturel de leur église mais également de laisser aux générations futures une trace du siècle en cours.
Etienne Tribolet (photo) est une personnalité bien connue dans le monde du vitrail. Il compte à son actif de nombreuses réalisations: la verrière de la pro-cathédrale  anglicane de Bruxelles, les vitraux du chœur de l'église Saint-Sébastien d'Annapes de Villeneuve d'Ascq (diocèse de Lille), ceux de la brasserie de l'abbaye Saint-Rémy de Rochefort, de l'église Saint-Materne d'Anthée ou encore de l'église Saints-Pierre-et-Paul de Thy-le-Château. Autant de références qui ont conduit la paroisse Saint-Martin à lui confier, elle aussi, son ambitieux projet.

''Matin de Pâques'', thème du nouveau vitrail

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Homélie du dimanche 1er novembre 2009 - Toussaint PDF Imprimer Email
Année 2009

1ère lecture : de l’Apocalypse de saint Jean (7,2-4.9-14)
2ème lecture : de la première lettre de saint Jean (3,1-3)
Evangile : selon saint Matthieu (5,1-12a)

 

La sainteté !... Un mot qui fait ringard de nos jours, dans une société où la satisfaction immédiate de son ego – de son épanouissement personnel – est devenu l’objectif conscient ou inconscient du plus grand nombre et dans une culture dominée par cette « non-évidence de Dieu » chantée sur tous les tons par une certaine laïcité particulièrement agressive, rancunière et injuste à l’égard du christianisme. (Heureusement, je peux en témoigner, tous les laïques ne tombent pas dans le travers d’Anne Morelli !)

De nos jours, faire de la relation à Dieu la référence du sens de sa vie et de son engagement, cela ne fait pas très branché ! Les critiques et les quolibets qui se sont fait en entendre au moment de la canonisation du père Damien ont mis en évidence ce qu’on pourrait appeler « un négationnisme » de l’héritage chrétien. Pourtant, c’est bien la fascination de l’Evangile et de l’amour de Jésus – lui qui croyait par-dessus tout en l’homme – qui ont poussé tant de figures emblématiques d’hier et d’aujourd’hui encore vers un héroïsme de l’amour, particulièrement des plus démunis, « jusqu’à donner sa vie pour Dieu et pour ses frères ». Les figures marquantes ne manquent pas : de Vincent de Paul à Mère Teresa et à l’abbé Pierre, en passant par Damien, l’apôtre des lépreux et Jeanne Jugan, la fondatrice des petites sœurs des pauvres, tous deux proclamés « saint » il y a quatre semaines… Tant de témoins émouvants du bonheur des Béatitudes… le bonheur d’aimer sans limites… et de se découvrir aimés….

C’est bien cette fascination de Dieu sur nos vies d’hommes et de femmes que nous chrétiens nous aimons célébrer chaque année le premier novembre. C’est l’occasion, pour les disciples de Jésus de retrouver « le goût de la source », la joie de mettre l’Evangile et particulièrement les Béatitudes au fondement de notre vie, à la suite de tant d’autres. La Toussaint c’est aussi la fête du peuple de Dieu solidaire et toujours en marche… .

Et c’est dans la foulée de cette fête que demain, nous ferons du deux novembre le jour de prière pour tous nos défunts. C’est un jour de mémoire et de communion avec tous ceux et celles que nous avons connus et aimés et qui poursuivent « au centuple » dans la Vie éternelle – « la Maison du Père » pour reprendre l’expression de Jésus – ce qu’ils ont, eux aussi, - modestement ou héroïquement – commencé de vivre sur cette terre. Car la vie éternelle nous l’anticipons déjà maintenant en mettant jour après jour nos pas dans les pas du Ressuscité et de tous les saints !

Si les citrouilles et les sorcières d’Halloween ont été inventées pour nous faire peur, les chrysanthèmes déposés sur les tombes de nos proches et surtout les prières que nos assemblées font monter vers Dieu pour eux en ces jours sont des signes de la mémoire du cœur et surtout de l’espérance que la peur et la mort n’auront pas le dernier mot ! « Heureux les artisans de Paix, ils seront appelés fils de Dieu ! »

Je vous souhaite de faire le  bon choix… pour le bonheur du monde, le monde d’aujourd’hui et le monde de demain ! Avec courage, conviction et enthousiasme ! Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?!...

 

Abbé Jean-Marie JADOT – Doyen de Saint-Martin