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sur la lecture de l'évangile de Saint-Marc

le MARDI 14 FÉVRIER de 9h15 à 15h30 à ARLON Clairefontaine

chez les Prêtres du Sacré-Cœur, 81 rue du Cloître.

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Homélie du dimanche 16 août PDF Imprimer Email
1e LECTURE : Proverbes (9, 1-6)

PSAUME 33 : Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur.

2e LECTURE : Éphésiens (5, 15-20)

ÉVANGILE : Jean (6, 51-58)

La Parole de l'Évangile de ce Dimanche continue le discours du pain de vie, qui nous accompagne désormais depuis un mois, suivant le récit de la multiplication des pains.

Jésus s'y présente comme le pain qui donne la vie éternelle, et veut se donner comme chair et sang pour la vie du monde.

Pour mieux comprendre ce qu'est la nourriture que le Christ voudrait nous donner à travers son corps et son sang, les autres lectures nous viennent en aide. Dans le livre des Proverbes, il est question de la Sagesse : comme une personne, elle invite l'homme insensé à venir à elle pour avoir la vie. De même, saint Paul, dans son épître aux Éphésiens, met en garde les frères de ne pas se conduire comme des insensés et des irréfléchis mais comme des sages, qui savent considérer la volonté du Seigneur, en tenant parti du temps présent. Mais qu'est-ce qu'un insensé ?
L'insensé, dans la Bible, est toujours celui qui vit, qui se conduit, comme si Dieu n'existait pas, n'ayant aucune relation avec lui, et donc, en conséquence, ne sachant guère discerner sa volonté dans sa vie. Cet homme insensé travaille, gagne de l'argent, est en relation avec sa famille et avec les autres, vit aussi des joies et des souffrances, sans avoir le Seigneur présent, en considérant que Dieu n'y est pour rien dans les événements de son existence.
C'est exactement ce qui nous arrive souvent, lorsque nous vivons sans apercevoir ni nous interroger sur la volonté de Dieu par rapport à ce que nous vivons, notamment lors de difficultés, de souffrances, de maladies, dans les temps d'épreuves. C'est justement cela la Sagesse que le Christ voudrait nous partager aujourd'hui : celle de tirer parti du temps présent, le temps que chacun d'entre nous est en train de vivre, car Dieu est là, il habite ce temps favorable par son mystère pascal. C'est ce pain de la sagesse - du latin, « sapere », goûter, avoir du goût - qui nous est offert maintenant : la possibilité de discerner et goûter la présence du Seigneur dans les événements et dans lesquels, peut-être, nous doutons même de la présence et de la bonté de Dieu.
Par le mystère de la Pâque, comme en cette célébration de l'Eucharistie, Jésus Christ se fait le pain de la sagesse, qui nous permet de discerner et de vivre la résurrection derrière les faits de mort, pour passer de l'esclavage à la liberté, de la mort à la vie. Il devient ce pain du temps présent que nous ne voulons pas manger, car nous n'y arrivons pas : le pain de la relation à ton conjoint, le pain de la maladie, de la vieillesse, de ton caractère, le pain d'une situation précaire de travail et d'argent. Dieu sait que si nous mangions ce pain-là en y discernant sa présence, la présence de son Fils qui a vaincu la mort, nous goûterions la vie qui ne meurt plus et qui demeure.
Si chaque Dimanche nous participons au pain eucharistique, au pain de la vie éternelle, et si nous faisons néanmoins l'expérience de ne pas avoir cette vie en nous, c'est parce que nous n'avons pas cette sagesse du mystère de la Croix du Christ : nous manquons souvent de discerner, en ce pain qui nous est donné, le pain de la volonté de Dieu dans notre histoire. C'est pourquoi ce pain n'arrive pas à nous nourrir jusqu'au bout : nous nous trouvons alors sans la force vitale pour aimer, pour pardonner, pour servir sans condition ceux qui nous entourent.
Maintenant encore Jésus Christ devient le pain de la vie : il donne sa chair en nourriture et son sang en boisson afin qu'en en mangeant nous puissions participer à sa Pâque, à sa victoire sur la mort, en mangeant concrètement du pain de la sagesse de la volonté de son Père.
Demandons au Seigneur, en cette célébration de l'Eucharistie, de nous accorder la foi pour pouvoir le discerner, lui, sous les espèces du pain et du vin consacrés, afin que ceux-ci nous alimentent véritablement pour la vie éternelle.

Abbé Ciro Lipartiti