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Les 18 et 19 septembre 2010 : exposition-vente d’artisanat monastique par les Soeurs Moniales orthodoxes du monastère Saint-Elisabeth de Biélorussie au profit des leurs oeuvres (orphelinat pour enfants souffrant de handicaps psychomoteurs, hôpital psychiatrique et centre pour alcooliques, drogués, SDF et anciens détenus)

Homélie du dimanche 9 août 2009 PDF Imprimer Email

1ère lecture : du premier livre des Rois (19,4-8)
2ème lecture : de la lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens (4,30-5,2)
Evangile : selon saint Jean (6,41-51)

 

 

«Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je lui donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie » Jn.6,51

 

Il faut savoir que pendant toute une époque, la présence du Christ dans le pain et le vin consacré a suscité beaucoup de questionnement parmi les croyants et, dans un souci de dialogue, beaucoup de débats avec le monde non-croyant. Au cours de son histoire, l’Eglise a essayé alors d’expliquer ces mots du Christ: « Le pain que je lui donnerai, c’est ma chair », en introduisant le concept théologique de ‘‘transsubstantiation’’. Par la proclamation de ce dogme, en 1215, l’Eglise a voulu affirmer, de manière ferme, une présence ‘‘réelle’’ du Christ dans le pain et le vin consacré.

 

Il me semble qu’aujourd’hui, en Europe, dans la conscience de beaucoup de catholiques, la question de la présence réelle ne soit plus si essentielle. Ce qui compte vraiment étant plutôt une présence relationnelle : communier au Christ c’est tout d’abord communier à son ‘‘cœur’’ avant de communier à son ‘‘corps’’.

 

Ce n’est pas faut, c’est vrai, mais l’un n’empêche pas l’autre. Bien au contraire ! Je crois qu’une meilleure compréhension de la communion au corps du Christ peut nous aider à une meilleure compréhension de la communion à son cœur.

 

Pour essayer d’être plus clair, je vais vous partager une expérience que j’ai faite avec une douzaine de jeunes de notre paroisse, il y a deux ans, lorsque nous sommes partis en pèlerinage à Assise.

 

Avant d’y arriver nous nous sommes arrêtés à Lanciano, un petit village des Abruzzes, sur la côte Adriatique.

Il est peu connu et pourtant, c’est là qu’il y a eu le premier miracle eucharistique. C’est-à-dire qu’au VIII siècle après JC, il y a un peu près 1300 ans, un moine était en train de célébrer la messe dans cette église. Après la consécration, il fut pris par un doute de foi. C’est à ce moment-là, que l’hostie devint un morceau de chair vivante et le vin du sang. Le tout fut conservé dans un reliquaire en verre jusque dans les années ’70, lorsqu'il fut décidé de faire des analyses scientifiques. Celles-ci furent menées par des professeurs universitaires renommés. Des années plus tard, ce fut la commission scientifique de l’ONU qui, intéressée par les résultats de ces chercheurs, fit plus de 500 examens.

 

Les résultats des analyses furent très intéressants.

Premièrement, les matières en question sont vraiment de la chair et du sang d’origine humaine, et ils ont le même groupe sanguin : AB. C’est d’ailleurs curieux de voir que parmi les différents groupes sanguins non seulement le type AB est celui qu’on retrouve le plus rarement chez les êtres humains, mais en plus c’est le même qu’on a retrouvé sur le Saint Suaire de Turin.

 

De plus, la chair qui constitue l’hostie n’appartient pas à n’importe quelle partie du corps. Les analyses montrent qu’elle est une section de cœur humain. Là aussi, il aurait fallu une main exceptionnellement experte en dissection anatomique pour arriver à découper du tissu musculaire avec autant de précision.

 

Mais ce qui est encore plus remarquable c’est que premièrement, sans avoir trouvé nulle part de trace d’une substance destinée à conserver par momification ces matières, ni le sang ni la chair ne présentent de traces de décomposition cellulaire, alors qu'elles ont été exposées pendant treize siècles à l'action d'agents physiques, atmosphériques et biologiques.

 

Deuxièmement, pour ce qui concerne la nature du fragment de chair, la commission déclare sans hésitation qu’il s’agit d’un tissus vivant parce qu’il répond rapidement à toutes les réactions cliniques propres aux êtres vivants.

A tout cela, il faut ajouter que les protéines contenues dans le sang analysé sont normalement réparties, dans un pourcentage identique à celui du schéma séro-protéique du sang frais normal. C’est-à-dire que le diagramme de ce sang, vieux de 1300 ans, correspond exactement à celui d’un sang frais qui aurait été prélevé sur un corps humain dans la même journée, …voire aujourd’hui !

 

Cela constitue un extraordinaire phénomène, scientifiquement inexplicable. Tous les résultats d’analyse constituent une violation absolue des lois de la physique. Même l’extrait-résumé des travaux scientifiques de la commission médicale de l'O.M.S./O.N.U., publié en décembre 1976 à New York et à Genève, déclare en sa conclusion que la science, consciente de ses limites, s'arrête devant l'impossibilité de donner une explication.

 

Si je vous ai parlé de ce miracle eucharistique, premier d’une longue série (ils sont plus d’une centaine dans le monde entier, en effet, ceux qui sont reconnus par l’Eglise, dont certains ont même eu lieu en Belgique), ce n’est pas pour vous convaincre de quoi que ce soit. Ce n’est pas du tout ça mon but. Mais si je vous en ai parlé, c’est parce ce que je suis convaincu que ces analyses scientifiques peuvent et doivent nous aider à vivre notre messe dominicale avec beaucoup plus de conscience et beaucoup plus de ‘‘présence réelle’’ de notre part aussi.

 

Si le Christ a choisi de signifier sa présence par le biais d’une section de cœur humain, plutôt que dans une tranche de cuisse, c’est peut-être pour nous manifester par là, dans l’eucharistie, sa présence aimante. Donner son ‘‘cœur’’ à quelqu’un signifie en effet beaucoup plus que lui donner une partie de soi ; c’est se donner à lui entièrement et sans réserves !

Et que le sang analysé soit du sang frais et vivant peut vouloir exprimer que le Christ ne nous a pas aimé une fois pour toutes, il y a 2000 ans, mais que dans chaque eucharistie il renouvelle son amour pour nous !

 

Voilà pourquoi je crois que dans le mystère de la transsubstantiation, la ‘‘présence réelle’’ du Christ est avant tout la garantie, si vous voulez, de sa ‘‘présence aimante et actuelle’’.

 

Dieu nous aime, et c’est aujourd’hui qu’il veut nous le redire !

 

 

 

Abbé Pietro CASTRONOVO – Vicaire de Saint-Martin