| Te Deum du 21 juillet 2009 |
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Le sens de la vie ?
Participation catholique à la célébration du 21 juillet 2009
Je me souviens, il y a des années de cela, avoir lu un petit livre bouleversant, le journal d’un grand diplomate français qui racontait les derniers mois de son enfant de 15 ans emporté par un cancer. Ce livre dont j’ai oublié le titre et le nom de l’auteur se terminait par ces mots émouvants : « l’éternité, mon amour, c’est maintenant », un cri d’amour et de foi qui ne m’a jamais quitté et qui résume merveilleusement ce que je veux vous partager de ma foi au Christ quand je me pose, avec tous mes frères en humanité, cette question essentielle qui est au cœur de nos préoccupations de ce matin : « Quel est le sens de l’aventure humaine ? »
Pour moi, le message essentiel de Jésus – l’Évangile de l’Amour – l’apôtre Jean le résume en quelques mots dans une lettre qu’il adresse aux chrétiens de la première génération : « Parce que nous aimons nos frères, nous savons que sommes passés de la mort à la Vie. Voici à quoi nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi nous devons donner notre vie pour nos frères. » 1Jn 3, 14.16
L’amour est plus fort que la mort… Des mots qui expriment toute ma foi en la Résurrection. Jésus propose à l’homme d’entrevoir un avenir au-delà de la mort. Mais il nous dit en même temps que cette vie éternelle nous la commençons et nous l’expérimentons aujourd’hui dans tout ce qui est notre vie sur la terre. Aimer c’est accueillir la vie éternelle dans notre quotidien. Dieu se dit dans l’homme, dans l’humain. C’est là aussi ma foi en l’incarnation. Rendre ce monde plus humain, c’est le diviniser. C’est un défi, un combat de tous les jours que nous avons à relever tous ensemble, chrétiens et non chrétiens, croyants et non croyants, non seulement dans la tolérance mais mieux encore dans la complémentarité et l’estime mutuel.
La seule question, disait Jésus, qui sera posée à l’homme au soir de sa vie est celle-ci : « Est-ce que tu as aimé ton frère ? » Et Jésus d’ajouter pour qui veut l’entendre : « Ton frère, c’était moi ! » Mt 25, 40.
Ces quelques mots, mes amis, je vous les partage en toute simplicité mais aussi avec beaucoup de joie et de conviction : c’est ce qui donne sens à ma vie et à ma mission.
Jean-Marie Jadot, doyen de Saint-Martin d’Arlon. |



