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Un article dans l'info-lettre du diocèse sur la Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes.

NEUVAINE DU 3 AU 11 FÉVRIER
Fervente dévotion à Notre-Dame de Lourdes en province de Luxembourg
Cette année encore, dans le sud Luxembourg, vous serez des centaines à prier Notre-Dame de Lourdes durant une neuvaine qui débutera le 3 février pour se terminer le 11 février. Cette neuvaine à Notre-Dame de Lourdes est organisée depuis plus d'un siècle maintenant. Elle est née quasi en même temps que le premier pèlerinage d'habitants de la province de Luxembourg dans la cité mariale.
Homélie du dimanche 7 juin 2009 - Trinité PDF Imprimer Email

1ère lecture : du livre du Deutéronome (4,32-34.39-40)
2ème lecture : de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (8,14-17)
Evangile : selon saint Matthieu (28,16-20)

Dimanche dernier, fête de Pentecôte, nous entendions Jésus nous dire : "L'Esprit de Vérité reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce qui appartient au Père est à moi".

 

 

C'est bien dans la foulée de cette fête de l'Esprit-Saint que l'Eglise nous propose ce dimanche de nous arrêter un moment pour contempler le mystère de ce Dieu révélé par l'Evangile.

Pour dire Dieu, bien sûr que Jésus s'est d'abord inscrit dans la grande tradition de son peuple, branché sur le Dieu unique. Mais, en même temps, il apporte quelque chose de radicalement neuf en osant se situer, lui, l'homme de Nazareth, comme le Fils de ce Dieu qu'il révèle comme étant "un Père fou d'amour pour l'homme". Et pour entrer dans ce mystère de relations amoureuses aux dimensions divines, il nous fait le don de l'Esprit pour être notre lumière.

"La formule pourrait passer inaperçue, tant nous avons l'habitude de la répéter : "Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Et pourtant, quel beau mystère ! Ce n'est que progressivement que les chrétiens ont évoqué, pour parler de Dieu, la "Sainte Trinité". Cette formule ne se trouve d'ailleurs pas dans les Evangiles; elle n'apparaît qu'au IIIe siècle. Il s'agit alors – écrit Bertrand REVILLION dans Prions en Eglise -  de trouver "les mots pour le dire", lui, le Dieu d'Amour en qui tout n'est que relation. La belle et célèbre icône peinte par ROUBLEV au début du XVe siècle tente, elle aussi, de dire ce mystère. Les trois personnages représentés ne cessent de se regarder, dans un mouvement circulaire ininterrompu… Le "cœur" du Dieu unique est relation.

"Notre Dieu est une communion, une respiration d'amour" disait Maurice ZUNDEL, une des grandes figures spirituelles du XXe siècle.

Au-delà des mots toujours un peu limités mais nécessaires pourtant pour dire Dieu, au-delà de la réflexion théologique et de l'expression artistique, ce qui est incontournable pour transmettre notre foi au Dieu-Trinité c'est bien la qualité d'amour de nos vies de chrétiens.

Frères et sœurs dans le Christ, malgré les discours les plus déstabilisants que nous pouvons entendre aujourd'hui, malgré les théories les plus fantaisistes et, d'ailleurs, souvent rétrogrades et archaïques qui nous ramènent à une vision primitive et souvent angoissantes du divin, osons faire confiance à la parole de Jésus, à ce qu'il nous dit sur Dieu et sur l'homme. C'est une parole qui respecte notre liberté et nous reconduit à ce qu'il y a de plus épanouissant dans notre aventure humaine : la qualité de la relation à l'autre, c'est là d'ailleurs que nous trouvons notre épanouissement.

Quand nous proclamons que Dieu est Trinité, nous ne disons rien d'autre : Dieu est en lui-même relation d'amour ! Et c'est en donnant notre vie pour les autres que nous en faisons l'expérience ! Alors, allons donc nous aussi ! Ayons encore envie de faire aujourd'hui des disciples de ce Dieu qui nous fait vivre, intensément !

Pour évangéliser, aujourd'hui comme hier, il n'y a pas d'autre secret : il faut être passionné de sa foi et cette passion se cultive et s'entretient en fréquentant souvent le Jésus de l'Evangile… nous approcher de son humanité qui est la plus belle des révélations sur Dieu.

A une époque où les sports sont sans cesse à l'honneur et envahissent nos écrans, nous redécouvrons qu'il n'y a pas souvent de victoire facile. Pour réussir ses examens, comme pour gagner un match, il faut beaucoup s'entraîner, beaucoup payer de soi.

Pour gagner au Christ de nouveaux disciples et transmettre à d'autres la foi au Dieu révélé par Jésus, il faut aussi beaucoup approfondir sa foi, entretenir sa fidélité, beaucoup payer de soi ! La poursuite de l'aventure évangélique, c'est aussi un match à gagner où il nous faut nous investir totalement, avec aussi une immense confiance en celui qui nous dit : "Je suis avec vous jusqu'à la fin des temps".

 

Abbé Jean-Marie JADOT – Doyen de Saint-Martin