Merci de vous inscrire sans plus tarder, sur la lecture de l'évangile de Saint-Marc le MARDI 14 FÉVRIER de 9h15 à 15h30 à ARLON Clairefontainechez les Prêtres du Sacré-Cœur, 81 rue du Cloître. |
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| Homélie du dimanche 19 avril 2009 - 2e dimanche de Pâques |
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1ère lecture : du livre des Actes des Apôtres (4,32-35) Chaque année, au deuxième dimanche de Pâques, la liturgie avec des textes de l'Ecriture très beaux et très parlants et dans un climat de fête et de ferveur, nous fait communier à la joie et à la foi de la première génération chrétienne. Si le dimanche de Pâques est tout centré sur le Christ ressuscité, et d'abord les signes du tombeau vide, le dimanche que nous célébrons aujourd'hui porte d'avantage son attention sur le disciple croyant, celui qui tout à la fois pose un acte de foi et témoigne de sa foi.
Avec Thomas, notre jumeau, la foi apparaît tout d'abord comme un chemin personnel qui part des doutes, des questions, des objections qui nous habitent tous quand il s'agit d'aborder le divin et le spirituel et des paris aussi complexes que celui que nous sommes invités à risquer dans l'affirmation de la résurrection du Christ… et de la nôtre. Je pense que personne ne peut faire l'économie du doute. Le chemin de la foi est d'autant plus périlleux quand il doit aborder la terrible question du mal et de la mort. Et pour nous, le Christ est celui qui n'a pas éludé la question mais qui l'a regardée en face. A ceux qui acceptent de le suivre, il leur demande de consentir à la croix (non pas la rechercher mais la vivre comme acte d'amour). N'est-ce pas ce qu'il veut faire comprendre à Thomas quand il l'invite à mettre sa main dans ses plaies ? Et aux disciples d'Emmaüs, il dira : "Ne saviez-vous pas que le Christ devait souffrir pour entrer dans sa gloire ?" Les aînés, ceux qui ont vécu, peuvent nous le dire : "C'est la souffrance qui mûrit la vie et la foi." Avec la souffrance et la mort, on ne peut pas tricher. La foi chrétienne est vraiment enracinée dans la confiance absolue dans le Christ, dans sa vie, sa mort et sa résurrection, dans ses paroles et ses gestes. C'est Dostoïevski qui disait : "Je suis un enfant du doute et de la foi… jusqu'à ma tombe. Si l'on me démontrait que le Christ est hors de la vérité, alors j'aimerais mieux rester avec le Christ qu'avec la vérité." La foi chrétienne est la découverte aimante et absolue du Christ. Croire, c'est l'aimer. Avec les apôtres et les premiers chrétiens, croire, c'est aussi vivre une réelle communauté de vie avec les autres croyants au Christ, une solidarité, une fraternité, une communion. Comme le répète à plus d'une reprise le Livre des Actes des apôtres : "D'un seul cœur". "La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme", nous rappelait la première lecture de ce jour. Adhérer à la foi au Christ et rendre témoignage de sa résurrection, c'est ouvrir son cœur au partage et à la miséricorde. Par vocation, nous sommes appelés à nous situer du côté du faible et de l'exploité, à œuvrer pour plus de justice et de fraternité authentique. Quel bonheur, chaque dimanche, fête hebdomadaire de la Résurrection, de venir ensemble nous placer sous les projecteurs de la Parole de Dieu, une parole qui tout à la fois réchauffe et interpelle, pacifie et provoque ! A chaque eucharistie, le Ressuscité nous fait le don de sa paix – "la paix soit avec vous !" – et en même temps, la communion à son corps resserre nos liens de communion fraternelle et nous rappelle nos devoirs de solidarité et de partage ! Frères et sœurs, mes amis, heureux sommes-nous ce matin d'avoir, une fois encore, répondu à l'invitation du premier jour de la semaine !
Abbé Jean-Marie JADOT – Doyen de Saint-Martin |



