LES CARREFOURS DE LA PAROLEUN TEMPS DE CATÉCHÈSE INTERGÉNÉRATIONNELLELE TOMBEAU VIDEFabulation ou résurrection ? à la rencontre de témoins. . . En ce temps fort de préparation à Pâques, un moment de convivialité, de réflexion, de découverte, de partage et de célébration. SAMEDI 3 MARS 2012 de 13h30 à 18h à l'ÉGLISE SAINT-MARTIN GRAND JEU RALLYE À LA RECHERCHE DES TÉMOINS Temps d'échange et de réflexion en groupes CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE Animation spéciale pour les 2 ½ ans à 6 ans Renseignements et inscriptions 063/226507 ou 0487/402649 saintmartinarlon@gmail.com |
| Homélie du 22 juillet 2007 |
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1ère
lecture : du livre de la Genèse (18,1-10a)
Béthanie, cest dabord la
maison de lhospitalité ! Nous ne sommes pas des orientaux, mais dans ces
jours de vacances, cest vrai que cest un mot qui sent bon la rencontre
lhospitalité pour un oriental, cétait une valeur essentielle de sa vie !
Déjà pour ce vieux nomade quétait Abraham. Recevoir ou être reçu
des mots qui
peuvent toucher le cur de lhomme. Mais Béthanie, cest aussi
pour Jésus la maison de lamitié. Et cela est toujours agréable de découvrir
lhomme Jésus, celui qui était vraiment de notre humanité. Cette fois, nous
limaginons un peu harassé par toutes ces foules qui le suivent, ayant besoin
de prendre un bon moment chez des amis. Partir là-bas, à lécart
Béthanie, dans la vie de
Jésus, cest un peu cela : lendroit où lon souffle, le lieu de lamitié.
Jésus a été vraiment un ami. Béthanie, maison de
lhospitalité et de lamitié, cest peut-être pour cela dabord que ce village
va devenir dans lhistoire de Jésus ce lieu unique où il va nous laisser le
message essentiel de sa mission. Quand il va dire à Marthe, qui le rudoie au
jour même de la mort de son frère, et qui lui dit : Si tu avais été là à
temps, comme on te la demandé, notre frère ne serait pas mort !
Et
Jésus de regarder Marthe et de lui dire : Toi qui croit en la
résurrection, sais-tu que moi qui te parle, je suis la résurrection et la
vie !
Celui qui croit en moi, même sil meurt vivra. Et comme pour
donner un signe fort de cette parole inouïe quil dit, il va ressusciter son
frère Lazare ! Cest sans doute, parce quil y avait là tout un climat
daccueil et damitié, que Jésus a pu leur faire cette confidence, de ce qui
est le cur du message chrétien : « Je suis la résurrection et la
vie ! » Cela me renvoie à ce que nous
avons vécu hier matin dans notre église, à loccasion du 21 juillet. Je pense
que tous les nombreux participants étaient unanimes pour saluer le signe fort
que nous avons écrit ensemble en nous accueillant mutuellement Juifs,
catholiques, protestants, musulmans et laïques dans une manifestation vécue
ensemble et qui a permise dexprimer des valeurs essentielles : désir
daccueil et de tolérance, de respect et de découverte de ce qui fait vivre
lautre qui mest différent. Là aussi, quand il y a un
message à transmettre, il faut de laccueil et de lamitié. Si nous croyons que la bonne
nouvelle de Jésus peut encore faire vivre les générations futures, il faut
créer comme au chêne de Mambré, comme à Béthanie, comme hier à Saint-Martin,
des espaces authentiques découte, daccueil et damitié. Je ne résiste pas à la
tentation de vous relire (une fois encore !) la dernière page du petit
livre dEloi LECLERCQ, « Sagesse dun pauvre », qui est pour moi un
livre de chevet. Lauteur fait dire à François dAssise : « Le Seigneur nous a
envoyés évangéliser les hommes. Mais as-tu déjà réfléchi à ce que cest
quévangéliser les hommes ? Evangéliser un homme, vois-tu, cest lui
dire : Toi aussi, tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus. Et pas
seulement le lui dire, mais le penser réellement. Et pas seulement le penser,
mais se comporter avec cet homme de telle manière quil se sente et découvre
quil y a en lui quelque chose de sauvé, quelque chose de plus grand et de plus
noble que ce quil pensait, et quil séveille ainsi à une nouvelle conscience
de soi. Cest cela, lui annoncer la Bonne Nouvelle. Tu ne peux le faire quen
lui offrant ton amitié. Une amitié réelle, désintéressée, sans condescendance,
faite de confiance et destime profondes. Il nous faut aller vers les
hommes. La tâche est délicate. Le monde des hommes est un immense chant de
lutte pour la richesse et la puissance. Et trop de souffrances et datrocités
leur cachent le visage de Dieu. Il ne faut surtout pas quen allant vers eux
nous leur apparaissions comme une nouvelle espèce de compétiteurs. Nous devons
être au milieu deux les témoins pacifiés du Tout-Puissant, des hommes sans
convoitises et sans mépris, capables de devenir réellement leurs amis. Cest
notre amitié quils attendent, une amitié qui leur fasse sentir quils sont
aimés de Dieu et sauvés en Jésus-Christ. » Je vous souhaite à tous ce
don de laccueil et de lamitié ! Abbé Jean-Marie JADOT Doyen
de Saint-Martin |



